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Marchés: Les Bourses européennes ouvrent en légère baisse



Les Bourses européennes ont ouvert en baisse modérée, hier, digérant la plus forte hausse hebdomadaire en près d'un an de l'indice Eurostoxx 50, la semaine dernière (+5,3%), avec l'anticipation d'un accord sur la dette grecque qui pouvait intervenir, dès hier. À Paris, le CAC 40 recule de 0,25% à 3 519,88 points dans les premières cotations. À Francfort, le Dax cède 0,15% et à Londres, le FTSE perd 0,07%. L'indice paneuropéen EuroStoxx 50 est en baisse de 0,17%. A Tokyo, le Nikkei a en revanche signé une sixième séance consécutive de hausse, porté par la faiblesse du yen qui favorise les exportateurs. Fragilisé par la perspective d'un nouvel assouplissement monétaire au Japon, le yen a touché, hier, un plus bas de sept mois par rapport à l'euro. Les ministres des Finances de la zone euro se retrouvaient, hier à Bruxelles, pour la troisième fois en quelques semaines pour tenter de trouver un compromis avec la Banque centrale européenne (BCE) et le Fonds monétaire international (FMI) sur la soutenabilité de la dette grecque à l'horizon 2020. Toutes les solutions évoquées jusqu'à présent (baisse des taux d'intérêt sur les prêts consentis, renoncement aux profits des banques centrales et un rachat de dette) devraient être utilisées, a estimé la veille le ministre français des Finances, Pierre Moscovici, dont l'avis fait débat. Si l'avenir de la Grèce inquiète moins les marchés, l'Espagne s'est rappelée à leur bon souvenir, avant-hier, avec la victoire des partis indépendantistes aux élections régionales en Catalogne, ce qui pourrait ouvrir la voie à un référendum d'autodétermination dans les quatre années à venir. Aux Etat-Unis, après la fête de Thanksgiving, les élus du Congrès américain reviennent à Washington pour négocier avec Barack Obama un accord sur le déficit, permettant d'éviter le "mur budgétaire". Sans accord d'ici la fin de l'année, une série de mesures entreront automatiquement en vigueur pour assainir la situation budgétaire, ce qui pourrait replonger le pays en récession.
Paris: prudence avant une réunion sur la Grèce
La Bourse de Paris démarrait la séance en légère baisse, hier (-0,27%), marquant une pause après cinq séances de hausse et optant pour la prudence avant une nouvelle réunion sur la Grèce. Peu après l'ouverture, l'indice CAC 40 perdait 9,38 points à 3 519,42 points, après avoir gagné 0,87% vendredi. Parmi les valeurs, les banques étaient mal orientées, à l'image de BNP Paribas (-0,16% à 42,53 euros), Crédit Agricole (-0,67% à 5,76 euros) et Société Générale (-0,55% à 26,99 euros). ArcelorMittal lâchait 0,47% à 11,66 euros. Le ministre du redressement productif Arnaud Montebourg "ne veut plus de Mittal en France", a-t-il déclaré aux Echos. Carrefour était presque stable (+0,08% à 18,87 euros) après avoir démenti dla veille envisager une alliance avec le chinois China Ressources. L'Oréal perdait 0,48% à 103,90 euros. Le numéro un mondial des cosmétiques a annoncé hier la signature d'un accord en vue du rachat de la marque américaine de maquillage Urban Decay, pour un montant non dévoilé.
Total perdait 0,19% à 38,53 euros. Le groupe a présélectionné quatre offres de rachat de TIGF, filiale qui gère le réseau gazier du sud-ouest de la France, selon des sources concordantes. Enfin, ST Dupont chutait (-7,14% à 0,39 euro), après avoir publié un bénéfice net en repli de 20% au deuxième trimestre de son exercice décalé.
Londres: le FTSE ouvre en baisse de 0,12%
La Bourse de Londres a ouvert en baisse, hier, après cinq séances consécutives de hausse, avant une nouvelle réunion à Bruxelles consacrée au déblocage d'une tranche d'aide à la Grèce. L'indice FTSE-100 des principales valeurs reculait de 7,13 points, dans les premiers échanges, soit de 0,12% par rapport à la clôture de vendredi, à 5 812,01 points. Les bancaires étaient sous pression, Barclays cédant 3,56% à 245,15 pence, RBS 1,39% à 289,9 pence et Lloyds Banking Group 0,87% à 46 pence. Parmi les autres perdants, le groupe gazier BG reculait de 0,73% à 1 068,7 pence, le brasseur SABMiller de 0,65% à 2 815,5 pence et le groupe de luxe Burberry de 0,32% à 1 236 pence. Le numéro un mondial de la restauration collective Compass gagnait en revanche 0,84% à 722 pence, le groupe aérien IAG 0,59% à 170 pence et le géant de la téléphonie mobile Vodafone 0,55% à 159,5 pence.
Francfort: le DAX à la traîne
La Bourse de Francfort évoluait en légère baisse, hier en matinée, avant une nouvelle réunion de l'Eurogroupe et des créanciers publics de la Grèce à Bruxelles, pour tenter de mettre fin à l'impasse sur le versement d'une aide financière à Athènes. L'indice vedette Dax se repliait de 0,31% à 7 286,38 points, peu après l'ouverture, et le MDax (valeurs moyennes) perdait 0,28% à 11 376,59 points. L'action du géant allemand de l'acier ThyssenKrupp reculait de 3,28% à 16,24 euros. Selon le Financial Times Deutschland citant des prévisions internes du groupe, la vente de sa division Steel Americas pourrait traîner en longueur jusqu'en mars prochain et n'être finalisée qu'en septembre 2013. A cause d'une série de risques sur le court terme, notamment liés à la vente de Steel Americas, Credit Suisse a abaissé sa recommandation sur le titre, de "surperformer" à "neutre", ce qui pesait aussi sur le cours de l'action, hier. ThyssenKrupp ne profitait guère d'autres informations de presse selon lesquelles il va intensifier son plan d'économies. Il prévoit désormais de réduire ses coûts de 2 milliards d'euros dans les trois prochaines années, soit 800 millions d'euros de plus que jusqu'à présent, selon la Süddeutsche Zeitung. Le groupe de chimie-pharmacie Bayer était en recul de 0,65% à 69,29 euros, malgré son annonce hier de l'acquisition d'une petite société canadienne de logiciels de radiologie, Radimetrics Inc., pour une somme non dévoilée. L'action de Linde se situait à l'équilibre parfait, à 131,7 euros. Le fabricant de gaz industriels a annoncé, hier, un important contrat lié à la construction d'une installation de gaz naturel liquéfié (GNL) dans un site du groupe énergétique Petronas en Malaisie. Le contrat a une valeur comprise entre 200 et 300 millions d'euros, a confié une source industrielle. EON était dans le vert (+0,40% à 13,96 euros), alors que son entrée sur le marché turc de l'énergie semble en bonne voie. Le numéro un allemand de l'énergie pourrait bientôt racheter les parts de l'autrichien Verbund dans le turc Enerjisa, rapportait le Handelsblatt hier. La transaction est estimée à environ 1 milliard d'euros.
Suisse : ouverture sous l'équilibre, UBS en point de mire
La Bourse suisse a ouvert en baisse, hier, et restait sous l'équilibre dans les premiers échanges. Après une semaine bouclée sur une progression de près de 3%, des prises de bénéfices ne sont pas étonnantes, selon des observateurs. Dans les premières cotations, le SMI s'effritait de 0,05% à 6 711,72 points, le SLI cédait 0,15% à 1 018,62 points, le SPI reculait de 0,10% à 6 175,33 points. Swiss Re (-0,4%) était sous la moyenne du marché. Le réassureur a publié ce matin une première estimation des dommages causés par l'ouragan Sandy, fin octobre aux USA, qui devraient se monter à près de 900 millions de dollars, un montant que les spécialistes considèrent dans le haut des attentes. SPS (-1,7%) et Swatch (-1,2%) affichaient les plus mauvaises performances du SMI/SLI, suivis par Sonova (-0,9%) et Sika (-0,7%). Le recul de SPS est à mettre en rapport avec le droit de souscription à son augmentation de capital, qui est traité séparément jusqu'au 30 novembre, selon des courtiers. UBS (-0,4%) limitait son recul. La FINMA a publié son rapport sur l'affaire de l'ex-trader londonien Kweku Adoboli, qui pointe d'importantes lacunes dans la gestion du risque et les contrôles de la division, banque d'investissement. UBS a par ailleurs été condamnée à une amende de 29,7 millions de livres par l'autorité de régulation britannique (FSA). La banque a accepté les sanctions et fait amende honorable. Richemont (-0,4%) ne profitait pas d'un relèvement de recommandation de Sarasin, qui est monté à "buy" contre "neutral". Swisscom et Sulzer (+0,4% chacun) étaient dans le vert, ainsi que CS et ABB (+0,3% chacun). Sulzer dispose d'environ un milliard de francs pour de nouvelles acquisitions, a déclaré le CEO Klaus Stahlmann dans une interview à "Sonntag". Sur le marché élargi, Straumann bondissait de 5,2% suite à l'augmentation de la participation du fonds souverain de Singapour, Investment Corporation Pte. Ltd. (GIC), dont la part dans le fabricant d'implants dentaires passe à 14%, de 4%. C'est l'actionnaire principal et vice-président du groupe, Thomas Straumann, qui a vendu au fonds singapourien les 10% en question. Il détient désormais 17% dans l'entreprise.
Walter Meier affichait une hausse de 1,8% après avoir annoncé un versement extraordinaire grâce à un développement réjouissant des activités au second semestre. Leclanché (+8,3%) reprenait des couleurs. La société a obtenu un prêt-relais de 5 millions d'euros et mène des pourparlers avec des partenaires potentiels. A l'opposé, Orascom plongeait de 7,1%. Le groupe de construction et d'hôtellerie a repoussé au 6 décembre 2012 la publication de ses résultats sur 9 mois, initialement prévue le 29 novembre. Certains chiffres doivent encore être audités, a indiqué vendredi la société.
Tokyo: le Nikkei gagne encore 0,24% grâce au repli du yen
L'indice Nikkei de la Bourse de Tokyo a terminé, hier, la séance sur un gain de 0,24%, profitant encore de la baisse du yen bénéfique aux entreprises nippones exportatrices. A la clôture, l'indice Nikkei 225 des valeurs vedettes a gagné 22,14 points pour finir à 9 388,94 points, au plus haut depuis fin avril, sur fond de remontée du dollar et de l'euro vis-à-vis de la monnaie japonaise. Le Nikkei, qui a aligné, hier, sa sixième journée consécutive de hausse, avait déjà augmenté de 3,7% sur l'ensemble de la semaine dernière. L'indice élargi Topix de tous les titres du premier tableau a, de son côté, grimpé hier de 0,40% (3,07 points) pour terminer à 779,50 points. La journée boursière a été plutôt active avec 2,15 milliards de titres échangés sur le premier marché. Le yen a commencé de nettement baisser à la suite des déclarations du meneur de l'opposition japonaise, favori pour devenir le prochain Premier ministre, appelant à des mesures plus amples d'assouplissement monétaire. Outre ce repli du yen favorable aux firmes japonaises tournées vers les marchés étrangers, des indicateurs économiques positifs en Chine et en Europe ainsi que la frénésie d'achats des consommateurs américains pour les fêtes de fin d'année ont rassuré les investisseurs à Tokyo, même s'ils se sont montrés plus prudents en fin de séance. Dans ce contexte et à la faveur de diverses informations de presse, nombre de valeurs ont affiché d'importantes progressions, à quelques exceptions près, dont Sony qui a perdu 0,12% à 818 yens après la relégation de sa note en catégorie spéculative par l'agence Fitch. Son éternel rival Panasonic a également été sanctionné vendredi par la même entreprise de notation mais son action a quand même progressé hier de 0,50% à 406 yens. Dans ce même domaine de l'électronique, le titre Sharp a bénéficié d'une avancée de 3,66% à 170 yens, un niveau qui reste encore cependant très bas. Le titre Nintendo a pour sa part continué de profiter non seulement du repli du yen mais aussi de bonnes perspectives de ventes de sa nouvelle console de jeu de salon Wii U. Il a engrangé 2,07% à 10 360 yens. La palme de la plus spectaculaire augmentation dans le domaine de l'électronique revient toutefois hier à l'action Renesas Electronics. Elle a bondi de 16,60% sur la foi d'informations selon lesquelles les actionnaires auraient donné leur accord pour un rachat du fabricant de semi-conducteurs par un consortium public-privé. Les titres des entreprises clientes qui vont voler au secours de Renesas ont aussi augmenté, dont Canon (+3,44% à 2 917 yens), Nikon (+3,58% à 2 171 yens) ou encore les constructeurs d'automobiles. Toyota a progressé de 4,08% à 3 575 yens, de même que ses concurrents Honda (+4,10% à 2766 yens) et Nissan (+5,22% à 806 yens). La journée a également été bonne pour les maisons de commerce, les transporteurs maritimes ou encore les banques et maisons de courtage.
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