Medea - Revue de Presse

Maison de la culture Hassan Hassani à Médéa



Une bouffée d?oxygène Beaucoup de monde pour une activité culturelle parrainée par le ministère de la Culture et la wilaya de Médéa. Une activité comme il en existe très peu mais qui se déroule dans un lieu devenu presque mythique, la maison de la culture de Médéa. Acquis de base et d?une importance vitale dès sa création en 1981, l?infrastructure, dénommée Hassan El Hassani depuis 1997, étonne par sa dimension, 6465 m2 dont plus de 2000 bâtis, et la variété de ses activités. Pas moins de douze disciplines se côtoient et cela fait plaisir de déambuler à travers les différents ateliers ouverts. M. Djenaïhi, directeur de la structure depuis avril dernier, reconnaît que le renouveau et l?enthousiasme proviennent de l?aisance financière que traverse le pays. « Il fallait dresser un état des lieux et provoquer cet enthousiasme nécessaire à toute création ou animation », confiera le directeur. Expositions, conférences, séminaires et activités diverses : un plan d?action qui semble quelque peu « normal » ailleurs mais qui a exigé quelques efforts de sensibilisation et d?information à Médéa. « J?ai dû alléger la constitution de tout dossier d?adhésion et le limiter à la photo et à une copie de n?importe quelle pièce d?identité », précisera M. Djenaïhi qui confiera avoir trouvé un seul enfant comme adhérent au printemps et que ces jeunes dispersés à travers les différents ateliers dépassent aujourd?hui la soixantaine. Céramique, sculpture sur bois, infographie, bibliothèque? Un nouveau souffle pour une région qui en avait bien besoin même si les activités liées au théâtre ainsi qu?au cinéma font plaisir à voir. Les cités universitaires ainsi que les établissements scolaires sont demandeurs de spectacles et il n?y avait qu?à voir la cohue des étudiantes et étudiants à la cité Tahtouh où Kamel Bouakkaz présentait un monologue : aucune place vide et nombre de jeunes restés à l?extérieur collés aux fenêtres afin de ne rien lâcher de la richesse du répertoire du comédien. Celui-ci a même promis deux représentations gratuites à partir de la semaine prochaine. Artistes, public, personnel : la symbiose est trouvée et le paysage - ou l?ambiance - à l?extérieur s?en ressent avec plus de détachement, de la politesse et une impression de distance devant les difficultés de la vie au quotidien. Il y a moins de violence de l?avis de tous les invités du Festival du rire. Un public devenu connaisseur et respectueux de la chose culturelle. M. Belatrèche, responsable des ateliers mis en chantier, prépare déjà un festival au bénéfice du théâtre pour enfants ; la proximité avec l?université et la faculté de journalisme apporte encore d?autres éléments permettant le satisfecit : toutes et tous collaborent pour le plaisir d?apprendre et la jeunesse se trouve moins stressée. Un directeur qui affirme que les portes de la bibliothèque de plus de 12 000 ouvrages sont ouvertes pour tous les citoyens jusqu?à 20 h : c?est sans doute une perle rare par les temps qui courent. L?allée menant vers la maison de la culture Hassan El Hassani (symbole éternel d?une certaine Algérie) est connue de tout le monde et signifie havre de paix dans une contrée et une période sans nul doute difficiles pour le commun des citoyens.
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