Les structures relevant du secteur de la jeunesse et des sports n'arrivent pas à drainer les jeunes et les enfants à cause de leurs activités obsolètes et des horaires qui ne sont pas adaptés.La wilaya de Sétif accuse un manque criant en matière d'espaces de loisirs et de détente destinés aux enfants, aux jeunes et aux moins jeunes. Hormis le chef-lieu où l'on compte des structures mais qui restent insuffisantes, certaines communes ne disposent d'aucune structure ou jardin pour le grand public.
Les structures relevant du secteur de la jeunesse et des sports n'arrivent pas à drainer les jeunes et les enfants à cause de leurs activités obsolètes et des horaires qui ne sont pas adaptés. À l'approche des vacances scolaires et devant l'absence de structures adéquates devant accueillir les enfants et les jeunes, ces derniers n'ont d'autres recours que la rue, où tous les dangers les guettent.
Dans la commune d'Aïn Oulmène, à une trentaine de kilomètres au sud du chef-lieu de wilaya, les habitants ne cessent de crier pour signaler ce manque qui, semble-t-il, ne figure pas parmi les priorités de la municipalité. Le seul jardin public existant au niveau du chef-lieu de commune se trouve dans un état lamentable : bancs cassés, espaces verts non entretenus, éclairage absent.
Au niveau du chef-lieu de wilaya, la salle de jeux du Park-Mall, le parc d'attraction, le jardin Emir-Abdelkader du centre-ville et le jardin de la cité El-Hidhab sont insuffisants pour accueillir les habitants de la capitale des Hauts-Plateaux et les visiteurs des villes, voire des wilayas limitrophes qui s'y rendent chaque jour, notamment en été.
"Pour nos enfants, les vacances scolaires ou les week-ends sont loin de rimer avec détente", déplore Amina, une habitante de la commune d'Aïn Oulmène.
"Nous n'avons jamais entendu parler d'un programme culturel. Je ne sais pas si les élus de la commune sont conscients ou non et s'ils ont un budget dédié aux loisirs et aux activités culturelles pour en faire profiter la population, notamment les enfants", aojoute-elle.
Pour cette dame, "la culture du loisir n'existe pas encore à Aïn Oulmène" et c'est aux élus locaux et aux associations culturelles et de jeunesse de faire quelque chose dans ce sens.
De son côté, Ali, un ancien cadre du secteur de la jeunesse et des sports estime que la vision des responsables doit changer. "Je pense que les temps ont changé et les jeunes sont de plus en plus exigeants. Et ils ont raison.
Le secteur doit adapter ses offres et ses services destinés aux enfants et aux jeunes afin de drainer le maximum d'adhérents dans les structures du secteur", soutient-il, en insistant sur l'entretien des structures et leur modernisation, tout en plaidant pour le rapprochement des structures des citoyens. À ses yeux, il est primordial d'organiser des activités dans les cités, en assurant la sécurité avec les différents intervenants.
FAOUZI SENOUSSAOUI
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Faouzi SENOUSSAOUI
Source : www.liberte-algerie.com