Les autorités ont accordé un délai d'une année, à compter du 22 septembre 2020, aux propriétaires des crèches pour se mettre en conformité avec le nouveau cahier des charges.Frappées de plein fouet par la crise sanitaire qui a grandement impacté leur activité, les crèches doivent se soumettre aux nouvelles conditions d'exercice qui leur imposent d'accueillir la moitié de leur capacité et d'observer les mesures édictées en matière de prévention contre la pandémie de coronavirus.
Ces nouvelles conditions n'arrangent pas les affaires des crèches, dont les propriétaires déclarent ne plus être en mesure de faire face aux charges nécessaires au fonctionnement de leur établissement, notamment le paiement des salaires et les frais de location des bâtiments, alors qu'ils n'ont plus de recettes leur permettant de couvrir toutes les dépenses de gestion courante.
La combinaison de ces facteurs va obliger nombre de crèches à mettre la clé sous la porte si l'aide de l'Etat ne leur vient pas en aide pour pouvoir payer leurs charges qui se sont accumulées après plusieurs mois de fermeture, selon la cellule de wilaya des établissements d'accueil de la petite enfance. Pour l'heure, 25 autorisations d'ouverture des établissements d'accueil de la petite enfance ont été délivrées par la direction de l'action sociale de Médéa.
Deux établissements situés à Tablat et Médéa n'ont toujours pas commencé leur activité pour des motifs liés à des procédures de renouvellement du contrat de location pour l'un, et de non-conformité avec la nouvelle réglementation pour l'autre.
Selon M. Mohamed Bahalil, directeur de l'action sociale de la wilaya de Médéa, l'Etat a accordé un délai d'une année, à compter du 22 septembre 2020, aux propriétaires des crèches pour se mettre en conformité avec le nouveau cahier des charges, et ce, en application des dispositions du décret exécutif n° 20-264 du 3 safar 1442 correspondant au 21 septembre 2020.
Il faut rappeler que les crèches, les jardins d'enfants et les garderies sont régis par le décret exécutif n° 19-253 du 16 moharram 1441 correspondant au 16 septembre 2019 fixant les conditions de création, l'organisation, le fonctionnement et le contrôle des établissements d'accueil de la petite enfance.
La mise en ?uvre des dispositions du décret cité s'applique à tous les établissements accueillant les enfants âgés de trois mois à moins de six ans, notamment les crèches, les jardins d'enfants et les autres établissements dits "multi-accueil". Aux normes pédagogiques s'ajoutent les normes techniques en matière de sécurité et d'hygiène des locaux, d'obligation d'affichage de "la liste des prestations fournies et les tarifs relatifs à la prise en charge des enfants qui sont accueillis dans un endroit approprié permettant facilement d'en prendre connaissance".
"Des contrôles seront menés par l'administration pour s'assurer du respect du protocole sanitaire, notamment la distanciation physique et le port de la bavette, ainsi que le respect du plafond fixé à 50% des capacités de l'établissement, en sus des conditions d'hygiène des locaux." Si les établissements d'accueil de la petite enfance relevant de la tutelle de la DAS sont astreints aux normes fixées, le fonctionnement des établissements dépendant des associations caritatives et du Croissant-Rouge algérien ne semblent pas, eux, soumis aux mêmes règles, si l'on croit certains avis de propriétaires de crèche.
Des crèches réalisées par l'administration locale de la wilaya durant les années 2000 dans les grandes agglomérations et dont la gestion est confiée aux communes dans le but de leur générer des revenus sont restées fermées pendant de longues années, faute d'acquéreurs, est-il rapporté. Plus près encore, ce problème suscité par la remise en cause d'une opération d'enchères publiques par la commune de Aïn Boucif (100 km au sud-est du chef-lieu de wilaya) qui a eu lieu jeudi 5 novembre, au grand dam des participants à l'opération.
En effet, 5 enchérisseurs étaient présents à l'opération d'enchère dont la mise à prix a été fixée par le cahier des charges à 477 000 DA, la dernière offre ayant été donnée par l'enchérisseuse S. M. pour un montant de 670 000 DA. Cette dernière a porté l'affaire au niveau de l'administration de tutelle, où elle a été reçue par le chef de daïra, qui lui a demandé de déposer un recours auprès de ses services, selon ses déclarations.
M. EL BEY
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : EL BEY M
Source : www.liberte-algerie.com