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Les berges des barrages prises d'assaut à Médéa



La vague de chaleur qui sévit depuis quelques jours pousse de plus en plus de personnes à aller faire trempette dans les plans d'eau à la recherche de fraîcheur.Malgré l'interdiction imposée par les autorités, ce sont des spectacles des plus extraordinaires que l'on observe sur les berges de certains barrages où des citoyens, venant seuls ou en famille, installent parasols et tapis pour s'adonner à de longs moments de baignade. Comme en bord de mer et faute d'alternative à la situation exceptionnelle causée par la crise sanitaire et le confinement qui ont induit une fermeture systématique des piscines et des plages, les citoyens n'ont pas eu d'autre choix que de se rabattre sur les barrages et plans d'eau de proximité.
On rapporte que sur les rives du barrage Ghrib, on se croirait en bord de mer, à voir les images des familles barbotant et nageant dans les eaux du barrage et se permettant même des promenades en zodiac. La question posée est de savoir s'il y a possibilité d'aménager les berges des barrages et plans d'eau pour rendre la nage dans ces endroits moins dangereuse pour les baigneurs qui viennent des régions de l'intérieur situées loin des plages, à charge pour l'organisme exploitant de garantir les moyens de protection pour en faire des lieux sûrs. À quoi rimerait une note du wali interdisant les baignades dans les barrages et plans d'eau si, en parallèle, aucune alternative n'est offerte au public, en l'absence de piscines et de loisirs ' C'est un été 2020 exceptionnel : ni plage ni piscine.
À ce propos, il convient de se demander où peuvent aller les jeunes alors que les stades, les salles de sport, les maisons de jeunes, les salles de cinéma sont fermés ' Les campagnes menées tous azimuts par la Protection civile sur les risques de baignade dans les barrages et plans d'eau vont être contrariées par une réalité qui ne s'accommode pas toujours des mesures restrictives de l'administration. La Protection civile rappelle à ce propos qu'il a été recensé en 2019 à travers les barrages et plans d'eau de la wilaya, 8 décès dont l'âge varie entre 16 et 39 ans, dont un professeur de lycée qui s'est noyé dans le barrage Ladrat, à 4 km à l'est du chef-lieu de wilaya.

M. EL BEY
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