
Depuis quelque temps, il est fait appel à l'irrigation d'appoint pour sauver les récoltes et abreuver le cheptel par l'achat de citernes d'eau potable payées au prix fort, car la source qui alimentait la zone a été polluée.Les eaux de l'oued Guergour, qui ont de tout temps servi à l'irrigation des vergers et des champs situés le long de son cours, ont été polluées des suites du déversement en amont des rejets d'assainissement de l'agglomération de Tafraout (100 km au sud du chef-lieu de la wilaya de Médéa). Les fellahs de la zone ne savent plus à quel saint se vouer depuis que leurs parcelles ont été polluées par les eaux usées provenant de l'agglomération et qui leur ont causé des pertes de plantations et la destruction d'importantes étendues céréalières. Selon l'un des agriculteurs interrogés, les eaux de l'oued, qui étaient une source de prospérité pour les riverains et qui leur permettaient d'obtenir des rendements satisfaisants, sont devenues des menaces pour leurs cultures. C'est ainsi que 4000 à 5000 ha de terres arables ont été soustraits à l'agriculture, alors que d'autres propriétaires se plaignent de la perte de leurs arbres fruitiers et de leurs champs semés de petits pois. Pour cet autre fellah, c'est à une mort lente que leurs parcelles sont soumises depuis que les autorités ont décidé de déverser les eaux d'assainissement de la ville dans l'oued, privant leur cheptel de s'abreuver de ses eaux. À ce problème écologique, s'ajoute le manque d'eau pour l'irrigation qui, à terme, va pousser les agriculteurs à abandonner la zone où il est de plus en plus difficile de faire pousser les arbres ou de mener des travaux agricoles et d'élevage. Depuis quelque temps, soutient-on, il est fait appel à l'irrigation d'appoint pour sauver les récoltes et abreuver le cheptel par l'achat de citernes d'eau potable payées au prix fort, car la source qui alimentait la zone a été, à son tour, polluée. Interrogé sur les conséquences de la pollution des terres agricoles, le P/APC se défendra d'être à l'origine du problème qui, fera-t-il savoir, date de 1985, année de réalisation du réseau d'assainissement des rejets dans l'oued et que, pour les besoins de l'extension du réseau, il a été fait un renforcement des installations. D'ailleurs, indiquera le même responsable, il a été suggéré l'implantation d'une retenue de traitement des eaux usées dans la zone, projet qui a été refusé par les riverains. La situation est devenue insoutenable pour les fellahs qui craignent pour leurs récoltes et leurs terres. Ils en appellent aux décideurs afin de trouver une solution au problème de pollution de l'oued dont les eaux ont toujours été leur seule ressource pour l'irrigation de leurs champs.M. EL BEY
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : EL BEY M
Source : www.liberte-algerie.com