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Le projet prend forme



Le projet de création du réseau national pour l'intégrité prend forme. Il est à l'initiative de l'Organe national de prévention et de lutte contre la corruption (ONPLC) et vise à créer l'environnement propice à la dénonciation de tout acte de corruption avec, comme garantie, une totale protection aux dénonciateurs.Nawal Imès - Alger (Le Soir) - L'idée de lancer un réseau national d'intégrité avait été lancée le 5 octobre dernier. Hier, et à l'occasion de la célébration de la Journée internationale de lutte contre la corruption, un avant-projet a été présenté par l'Organe national de lutte contre la corruption.
Il devra faire l'objet d'une évaluation et d'enrichissement de la part des différents partenaires de l'ONPLC en prenant compte des expériences déjà menées sous d'autres cieux. L'annonce de la concrétisation du projet a été faite par Tarek Kour, le président de l'Organe de lutte et de prévention contre la corruption.
Objectif du réseau
d'intégrité : renforcer les capacités de la société civile en matière de lutte contre la corruption en offrant un espace d'échange d'informations mais surtout un cadre pour la dénonciation de la corruption avec la garantie de protéger les dénonciateurs. Il s'agit concrètement de mettre en place un système d'alerte tout en 'uvrant à la promotion de la culture de rejet de la corruption. Plusieurs objectifs sont déjà tracés, à savoir renforcer les capacités de la société civile, multiplier les actions de sensibilisation aux effets de la corruption, renforcer la démocratie participative, encourager la dénonciation et offrir un cadre de protection aux dénonciateurs.
Abdelatif Benida, chef d'études à l'ONPLC, a détaillé les axes du projet, précisant que l'adhésion au réseau était volontaire mais soumise à certaines conditions.
Pour les associations, par exemple, il s'agit d'avoir un bilan moral et financier approuvé. Pour les universitaires, il est exigé d'être affilié à un organe de recherche.
Une grille d'évaluation est mise en place pour les membres du groupe restreint et du bureau dont les mandats varient de 3 à 4 années pour permettre à un maximum d'associations d'y prendre part.
Selon le calendrier établi par l'ONPLC, la première réunion du bureau du réseau devrait se tenir au mois de mai prochain. La représentante du Pnud, présente à la rencontre organisée hier par l'ONPLC, a salué l'initiative qui, dit-elle, a été inclusive en réunissant plusieurs acteurs, précisant que le réseau sera plus efficace avec des mécanismes de coordination et de suivi. Le Pnud, dit-elle, est engagé à soutenir l'Algérie dans ce processus.
N. I.
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