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Le potentiel algérien revisité



Sous le slogan «Pour un partenariat économique rénové», le forum économique algéro-français s'est ouvert, hier, à l'Hôtel El Aurassi, en présence des deux Premiers ministres, Aïmene Benabderrahmane et Elisabeth Borne. La salle des conférences réservée pour contenir cet événement a été investie totalement par une nuée d'hommes d'affaires et des représentants du patronat algériens et français, ainsi que des invités et autres ministres du gouvernement algérien. L'ambiance était à son comble et les contacts allaient bon train entre les deux délégations des deux pays.Dans son discours d'inauguration du forum d'affaires algéro-français, le Premier ministre algérien Aïmene Benabderrahmane a tenu à mettre en valeur les forts potentiels et les points de forces dont recèle l'Algérie, qui pourraient constituer des arguments valables pouvant drainer les investisseurs français. Face à un parterre garni et hétéroclite très attentif, Benabderrahmane a énuméré les réformes et les actions entreprises par le gouvernement algérien, en vue de moderniser l'administration des douanes, assouplir le système bancaire et financier et rendre attractif le système de l'investissement algérien. Pour ce faire, le Premier ministre algérien a mis en relief la carte de potentialités et de ressources dont disposent les différents secteurs algériens, notamment le réseau des chemins de fer, le réseau routier ainsi que les projets autoroutiers en projets comme la Transsaharienne et l'autoroute reliant l'Algérie à la Mauritanie.
Le chef de l'Exécutif algérien a mis en exergue le potentiel et les ambitions de l'Algérie d'aller vers la diversification de son économie et le développement des énergies nouvelles. «L'Algérie compte à l'horizon 2035 aboutir à la production de 15.000 MW» d'énergie électrique issue du solaire, notamment. Benaderrahmane tracera les grandes pistes et les contours de ce partenariat rénové, à travers l'identification des secteurs attractifs pouvant aboutir à des partenariats durables et concrets. C'est le cas des industries de transformation et celles de l'agroalimentaire qu'il a, visiblement, abordées avec insistance. Le Premier ministre algérien n'a pas, non plus, omis de renouveler les engagements politiques et économiques de l'Algérie en direction de la France, en vue de relancer «un partenariat durable» et «impulser une dynamique nouvelle» dans les relations bilatérales. Pour sa part, Elisabeth Borne a estimé que la France reste le «premier investisseur en Algérie, hors hydrocarbures». Saluant la dynamique nouvelle de coopération naissante, la Première ministre française a affiché l'enthousiasme et la disponibilité des entreprises françaises quant à s'impliquer pleinement dans ce nouveau processus. «Elles sont (les entreprises françaises, Ndlr)prêtes à participer à la diversification de l'économie algérienne». Prônant d'orienter les efforts de ce nouveau partenariat renouvelé vers «les jeunes des deux rives de la Méditerranée» sur lesquels on doit s'appuyer, elle estimera que ces derniers «ont envie d'agir et de donner libre cours à leurs idées». Et de clore son intervention, en estimant qu'aujourd'hui, il est grand temps pour les acteurs de terrain de concrétiser ces accords et de mettre en oeuvre sur le terrain cette vision renouvelée du partenariat entre l'Algérie et la France. «Aujourd'hui, les politiques ont scellé cette nouvelle coopération, c'est aux opérateurs et autres acteurs d'agir, maintenant. Nous serons là pour les épauler et les appuyer», lancera-t-elle. Des perspectives reluisantes semblent se profiler à l'horizon de cette coopération renouvelée entre l'Algérie et la France. C'est ce qui ressort, en tout cas, des impressions et déclarations des participants algériens et français, qui semblent très enthousiastes à l'idée de renouer ces contacts et de reprendre les discussions autour des intérêts communs.
Durant la journée d'hier, l'enthousiasme affiché des deux côtés, laisse présager des lendemains prometteurs. Des indicateurs objectifs qui relancent la confiance et qui renseignent sur la suite des événements. Il y a lieu de faire remarquer que parmi les 70 hommes d'affaires présents, hier, au forum algéro-français organisé conjointement par la Chambre algérienne de commerce et d'industrie (Caci) et la Chambre de commerce algéro-française (Cciaf), étaient présents le Groupe pharmaceutique français Sanofi, avec à la clé un projet d'usine d'insuline, des PME françaises spécialisées dans l'agro-alimentaire, le recyclage, les composants électroniques, les microsatellites, la gestion des déchets et autres activités non moins importantes.
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