Le Cnapest ne se contente pas de se démarquer de son représentant au sein du panel de dialogue national installé jeudi dernier par le chef de l'Etat intérimaire, mais aussi et surtout de la démarche elle-même.M. Kebci - Alger (Le Soir) - Après Nacer Djabi et Saïd Salhi qui ont déballé les «coulisses» ayant prévalu dans la mise en place du panel des six personnalités chargées d'engager le dialogue inclusif auquel le chef de l'Etat intérimaire tient, c'est au tour du Cnapest, syndicat à très forte représentativité dans le secteur de l'éducation nationale, présent dans ce panel à travers un de ses coordinateurs régionaux, de se démarquer que de son responsable mais de la démarche elle-même.
«Abdelouahab Bendjelloul ne nous a pas consultés et a agi à titre personnel et assume à lui seul la responsabilité de son engagement», soutenait, hier samedi, le chargé à la communication dudit syndicat. Et la colère et l'indignation de Messaoud Boudiba sont d'autant plus grandes que le syndicat qu'il représente «récuse toute démarche émanant des symboles du régime Bouteflika et dont la rue ne cesse de réclamer le départ inconditionnel comme préalable à tout dialogue».
Ledit représentant du Cnapest dans le panel de dialogue inclusif installé jeudi dernier et qui devra tenir sa toute première réunion, aujourd'hui dimanche, un enseignant de 49 ans de la ville de Touggourt, au sud du pays, a avoué, pour sa part, s'être retrouvé au siège de la présidence de la République alors qu'il accompagnait sa femme chez ses parents à Médéa. De son côté, le secrétaire général du Snapest recommande de ne pas se précipiter au risque de provoquer un rejet et une cassure plaidant pour des mécanismes à même de permettre l'acceptation du dialogue qui a trop subi. Des mécanismes dont notamment la «libération des médias lourds pour permettre des débats contradictoires et ainsi ouvrir les yeux et faire l'économie des réticences et du doute». Car, estime Méziane Mériane, «nous avons perdu beaucoup de temps».
Côté classe politique, le Front pour la justice et le développement invite le pouvoir à revoir ce panel en plaidant pour son élargissement à d'autres personnalités représentatives dont le peuple n'a de cesse de réclamer lors de ses marches depuis le 22 février écoulé.
Pour Lakhdar Benkhellaf, vice-président du parti, ce panel incarne, de par certains de ses membres inconnus et n'ayant pas fait l'objet de réclamation populaire, la volonté du pouvoir de se régénérer. Ceci même si notre interlocuteur tient à louer les vertus du dialogue qui est seul à même, selon lui, de trouver la solution à la crise qu'endure le pays qui exige, ajoute-t-il, des personnalités consensuelles en tenant compte des équilibres géographique et idéologique pour permettre un dialogue sérieux et pas un dialogue de façade et de forme qui se limite à des conclaves protocolaires dans des salons, faisant fi des revendications du mouvement populaire».
M. K.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed Kebci
Source : www.lesoirdalgerie.com