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La stèle d'Ali Mellah inaugurée à Imlikchène



Une stèle érigée à la mémoire du colonel Ali Mellah, dit Si Chérif, a été inaugurée, jeudi, à Imlikchène, un village de M'kira, dans la daïra de Tizi Gheniff, en présence de la famille révolutionnaire, de la famille du chahid, des autorités locales, ainsi que des habitants du village.La cérémonie a débuté avec le dépôt d'une gerbe de fleurs au pied de la stèle avant de dévoiler l'effigie de celui qui avait dit un jour : "La guerre ne finira pas dans cinq ans, mais elle ne dépassera pas les dix ans. Soyez patients."
Revenant sur le parcours héroïque de l'enfant de Taka depuis son adhésion au Parti du peuple algérien (PPA) en 1945, le P/APC a évoqué tous les postes qu'Ali Mellah a occupés dans la hiérarchie politique du parti jusqu'à son assassinat par ses hommes le 31 mars 1957, alors qu'il se rendait à la Wilaya V voisine pour s'enquérir auprès de ses pairs de l'armement de la wilaya VI, dont il était responsable, et des actions militaires communes à entreprendre.
"On dit qu'il a été assassiné du côté de Médéa par un déserteur de l'armée française qui a intégré l'ALN. Cet homme et son groupe lui ont tendu une embuscade. D'ailleurs, ce traître a regagné la caserne française où il a été promu au grade de colonel juste après son forfait", a-t-il poursuivi, avant de rappeler les qualités du colonel Ali Mellah, notamment sa lucidité, sa sagesse, sa bravoure et son engagement total pour la cause nationale.
Celles-ci lui ont permis d'être désigné pour diriger la wilaya VI historique juste après le Congrès de la Soummam, auquel il n'a pas participé, pour la seule raison qu'il avait des problèmes à régler dans le sud du pays. C'est le colonel Amar Ouamrane qui a lu son rapport devant les congressistes. Il a été promu colonel et membre titulaire du CNRA.
Dans son intervention, le sénateur de Tizi Ouzou, Rabah Menaoum, a annoncé qu'un projet de 400 millions de centimes a été inscrit pour la réalisation d'une statue grandeur nature au chef-lieu communal à la hauteur de l'homme, eu égard à son statut de héros national. De son côté, et en dépit de sa maladie handicapante, El-Hadj Amar, le fils du colonel, a évoqué quelques souvenirs qu'il gardait de son père et, bien sûr, du parcours hors pair de son géniteur.

O. Ghilès
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