Medea - A la une

La rentrée sociale s'annonce chaude à Médéa



Tous les indices le laissent présager, si l'on se réfère aux menaces de démission du personnel soignant d'un hôpital de l'intérieur de la wilaya et au communiqué émis par le Cnapeste demandant à ses adhérents la tenue d'assemblées le jour de la rentrée scolaire.Les sages-femmes de l'EPH de Aïn Boucif (80 km au sud du chef-lieu de wilaya) refusent de continuer à travailler dans des conditions qu'elles jugent pénibles, du fait, disent-elles, du rythme de travail qui leur est imposé par les multiples activités de la maternité.
Et pour cause, disent-elles, le service accuse un grand déficit en personnel spécialisé qui s'accentue encore plus lorsqu'une "sage-femme venait à partir en congé ou qu'elle doit s'absenter pour convoyer une parturiente vers un autre établissement hospitalier".
Selon la lettre envoyée aux autorités, "les promesses données depuis plus de 3 ans n'ont pas été tenues", les obligeant à fixer un délai au 2 septembre pour mettre à exécution leur menace de démission collective si leurs revendications n'obtiennent pas satisfaction.
Sur le front syndical, le bureau du Cnapeste de la wilaya de Médéa a émis un communiqué dans lequel il déplore certains dépassements de l'administration de la direction de l'éducation qui "a foulé aux pieds les lois et règlements, en convoquant une réunion de la commission paritaire pour l'examen du mouvement des professeurs, en l'absence des représentants des enseignants".
Selon le même avis, en dépit de la demande de report à une date ultérieure pour "éviter tout abus de la gestion des postes à pourvoir, la commission paritaire s'est réunie sans même attendre la proclamation des résultats officiels aux différents examens".
Le Cnapeste "valorise le boycott des décisions de la commission paritaire des cycles moyen et secondaire et exige la reprise de l'examen relatif au mouvement des professeurs".
Et que la responsabilité de la dégradation de la situation du secteur incombe à la direction qui a "délégué tous les pouvoirs aux chefs de service". Après quoi et faute de signe positif de l'administration, le syndicat demande à ses adhérents d'organiser des assemblées générales dans leurs établissements le jour de la rentrée scolaire.

M. EL BEY
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