Medea - A la une

La fuite en avant du roi



Décidément, le Maroc reste fidèle à sa politique de la fuite en avant. Sur la question du Sahara occidental, comme sur d'autres questions, le Maroc cultive la politique du déni.Décidément, le Maroc reste fidèle à sa politique de la fuite en avant. Sur la question du Sahara occidental, comme sur d'autres questions, le Maroc cultive la politique du déni.
Le roi Mohamed VI vient de donner la preuve éclatante que ce pays n'en fait qu'à sa tête. Dans l'affaire du Sahara occidental, le roi vient en effet d'ignorer totalement le droit du peuple sahraoui à son autodétermination. Pour lui la solution à ce problème de décolonisation demeure l'autonomie que propose depuis des années son pays. Il en va de même, s'agissant de l'assassinat des trois Algériens puisque, motus et bouche cousue, le roi n'en a soufflé mot. En effet le discours prononcé par le roi du Maroc, samedi soir à l'occasion de la commémoration de la sinistre "Marche verte" qui a débouché sur l'occupation d Sahara occidental,
Mohamed VI a sans doute privilégié la politique du silence alors que l'Algérie a ouvertement accusé son pays d'avoir assassiné les trois Algériens. Mohamerd VI confirme la stratégie du silence puisque, à part une source anonyme qui s'est confiée aux médias sur la question, le Maroc n'a pas eu la moindre réaction officielle. Sur la question du Sahara occidental le roi a été, comme à son habitude, très ferme s'agissant de ce qu'il considère la "marocanité" de ce territoire. C'est une attitude connue depuis que ce pays a adopté la proposition de l'autonomie proposée au Front Polisario alors que ce dernier, s'en tenant à la légalité internationale, maintient sa revendication de l'organisation d'un référendum d'autodétermination pour le peuple sahraoui. "Le processus politique en marche (...) est voué à mettre en place une solution définitive fondée sur l'Initiative d'autonomie, sous souveraineté marocaine", a ainsi indiqué le roi en ajoutant que "la marocanité du Sahara ne sera jamais à l'ordre du jour d'une quelconque tractation."
Autant dire que Mohamed VI ferme la porte à toutes négociations futures avec le Polisario car pour lui il n'y a de négociation que dans le cadre de son plan d'autonomie. C'est un défi à l'ensemble de la communauté internationale et ce au moment où un envoyé spécial du secrétaire général de l'ONU, Stafan di Mistura en l'occurrence, a été désigné pour relancer le processus de paix dans ce territoire après l'arrêt, depuis de nombreuses années déjà, du processus de négociations entre les deux parties en conflit. Il a poussé le bouchon un peu plus loin en menaçant l'Europe d'accepter le fait accompli marocain. "A ceux qui affichent des positions floues ou ambivalentes, nous déclarons que le Maroc n'engagera avec eux aucune démarche d'ordre économique ou commercial qui exclurait le Sahara marocain", a en effet martelé le roi. Il faut savoir que la Cour de justice européenne ne reconnaît pas la marocanité du Sahara occidental, un territoire sous occupation. La décision de cette cour de justice, saisie pour rappel par le Polisario, a permis d'annuler deux accords commerciaux .
Le roi Mohamed VI vient de donner la preuve éclatante que ce pays n'en fait qu'à sa tête. Dans l'affaire du Sahara occidental, le roi vient en effet d'ignorer totalement le droit du peuple sahraoui à son autodétermination. Pour lui la solution à ce problème de décolonisation demeure l'autonomie que propose depuis des années son pays. Il en va de même, s'agissant de l'assassinat des trois Algériens puisque, motus et bouche cousue, le roi n'en a soufflé mot. En effet le discours prononcé par le roi du Maroc, samedi soir à l'occasion de la commémoration de la sinistre "Marche verte" qui a débouché sur l'occupation d Sahara occidental,
Mohamed VI a sans doute privilégié la politique du silence alors que l'Algérie a ouvertement accusé son pays d'avoir assassiné les trois Algériens. Mohamerd VI confirme la stratégie du silence puisque, à part une source anonyme qui s'est confiée aux médias sur la question, le Maroc n'a pas eu la moindre réaction officielle. Sur la question du Sahara occidental le roi a été, comme à son habitude, très ferme s'agissant de ce qu'il considère la "marocanité" de ce territoire. C'est une attitude connue depuis que ce pays a adopté la proposition de l'autonomie proposée au Front Polisario alors que ce dernier, s'en tenant à la légalité internationale, maintient sa revendication de l'organisation d'un référendum d'autodétermination pour le peuple sahraoui. "Le processus politique en marche (...) est voué à mettre en place une solution définitive fondée sur l'Initiative d'autonomie, sous souveraineté marocaine", a ainsi indiqué le roi en ajoutant que "la marocanité du Sahara ne sera jamais à l'ordre du jour d'une quelconque tractation."
Autant dire que Mohamed VI ferme la porte à toutes négociations futures avec le Polisario car pour lui il n'y a de négociation que dans le cadre de son plan d'autonomie. C'est un défi à l'ensemble de la communauté internationale et ce au moment où un envoyé spécial du secrétaire général de l'ONU, Stafan di Mistura en l'occurrence, a été désigné pour relancer le processus de paix dans ce territoire après l'arrêt, depuis de nombreuses années déjà, du processus de négociations entre les deux parties en conflit. Il a poussé le bouchon un peu plus loin en menaçant l'Europe d'accepter le fait accompli marocain. "A ceux qui affichent des positions floues ou ambivalentes, nous déclarons que le Maroc n'engagera avec eux aucune démarche d'ordre économique ou commercial qui exclurait le Sahara marocain", a en effet martelé le roi. Il faut savoir que la Cour de justice européenne ne reconnaît pas la marocanité du Sahara occidental, un territoire sous occupation. La décision de cette cour de justice, saisie pour rappel par le Polisario, a permis d'annuler deux accords commerciaux .
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