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La Cour constitutionnelle annule la déclaration d'indépendance



La Cour constitutionnelle annule la déclaration d'indépendance
La déclaration d'indépendance de la Catalogne est «nulle et inconstitutionnelle». La Cour constitutionnelle s'est prononcée sur cette déclaration d'indépendance, proclamée le 27 octobre par le parlement régional.Hier, mercredi, la Cour constitutionnelle espagnole a annulé la déclaration unilatérale d'indépendance, a annoncé une porte-parole. «La déclaration d'indépendance du 27 octobre a été déclarée nulle et inconstitutionnelle», a-t-elle déclaré à l'issue de la séance où les magistrats de la Cour ont rendu cet arrêt. Le président destitué Carles Puigdemont, exilé en Belgique, est plus que jamais isolé. Pour faire face aux pressions de Madrid qui a lancé un mandat d'arrêt international contre lui, Puigdemont tente d'internationaliser la crise en interpellant notamment les dirigeants européens. Il a qualifié de «coup d'Etat» la mise sous tutelle de la région, décidée par le gouvernement central, quelques heures après une déclaration d'indépendance votée au parlement régional, sur la base d'un référendum d'autodétermination organisé le 1er octobre. Huit des 13 ministres-conseillers de l'exécutif régional destitué par Madrid ont été écroués après avoir été inculpés, notamment pour rébellion, sédition et détournements de fonds publics. Carles Puigdemont est également visé par ces poursuites, mais il se trouve à Bruxelles avec quatre autres membres de son gouvernement, dans l'attente de l'examen par la justice belge d'un mandat d'arrêt international émis par l'Espagne. Le désormais ex-président de la Catalogne, qui a assuré s'être «exilé» pour faire connaître sa cause au reste de l'Europe, a déclaré, mardi, qu'il avait aussi cherché à éviter «une vague de violence» en réaction à son éventuelle arrestation. Le Premier ministre belge Charles Michel a estimé, hier, qu'il n'y avait «pas de crise politique en Belgique» consécutive à la crise catalane, malgré les déclarations de ses ministres nationalistes flamands soutenant les dirigeants indépendantistes catalans. «Il y a une crise politique en Espagne et pas en Belgique!», a déclaré Charles Michel soumis à un feu de questions critiques des députés belges sur sa gouvernance. «Le mandat d'arrêt européen est une affaire de la justice, pas du gouvernement, ça ne le sera pas», a aussi dit M. Michel à propos de la procédure judiciaire intentée en Espagne visant cinq ex-dirigeants catalans dont le président destitué. C'est la première fois que Charles Michel s'exprimait face aux députés, devant une commission de la Chambre, depuis l'arrivée le 30 octobre en Belgique de ces cinq dirigeants indépendantistes que Madrid souhaite juger notamment pour «rébellion» et «sédition». Malgré ses appels à la «discrétion» sur ce sujet très sensible avec le gouvernement espagnol, des ministres ou dirigeants de la N-VA (nationalistes flamands, associés à la coalition au pouvoir) ont exprimé leur sympathie pro-catalane avec des propos hostiles au gouvernement espagnol ces derniers jours. Dimanche, le ministre (N-VA) de l'Intérieur Jan Jambon s'est publiquement interrogé «sur le fait qu'un Etat membre de l'Union européenne peut aller aussi loin» qu'incarcérer «les membres d'un gouvernement démocratiquement élu» et a déploré «le silence assourdissant» des principaux dirigeants de l'UE. Devant les députés, Charles Michel a rappelé que dès le 1er octobre, jour du référendum interdit en Catalogne, il avait lancé un appel au «dialogue politique» entre Madrid et Barcelone. Une manière de dire qu'il ne pouvait être suspecté de prendre parti pour un camp ou l'autre malgré sa condamnation des violences ce jour-là. Sur le plan diplomatique, «nous avons un interlocuteur c'est le gouvernement espagnol, c'est Madrid», a ajouté, hier, le dirigeant libéral francophone.
Amine Berkane et agences
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