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L'ONU appelée à restaurer le fonctionnement de la Minurso



L'ONU appelée à restaurer le fonctionnement de la Minurso
L'Union africaine (UA) a appelé, hier à Addis-Abeba le Conseil de sécurité des Nations unies à assumer ses responsabilités en restaurant le plein fonctionnement de la Mission des Nations unies pour le référendum au Sahara Occidental (Minurso).La conférence des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UA, réunie en sa 28e session ordinaire, a, dans sa décision relative à la situation au Sahara occidental, exhorté le Conseil de sécurité « à assumer pleinement ses responsabilités en restaurant le plein fonctionnement de la Minurso, qui est indispensable à la supervision du cessez-le-feu et à l'organisation du référendum d'autodétermination». Les dirigeants africains ont également appelé le Conseil de sécurité à «trouver des réponses à la question des droits de l'Homme, et à celle de l'exploration et de l'exploitation illégales des ressources naturelles du territoire, en particulier suite à l'important arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne du 21 décembre 2016 sur les accords signés en 2012 entre l'UE et le Maroc sur la libéralisation mutuelle du commerce des produits agricoles et de la pêche». La Conférence a noté avec une «profonde préoccupation l'impasse persistante dans la recherche d'une solution au conflit au Sahara Occidental, et souligné la nécessité urgente d'efforts internationaux additionnels pour faciliter un règlement rapide du conflit». A cet égard, la Conférence a réitéré son appel à l'Assemblée générale des Nations unies «pour qu'elle détermine une date pour la tenue du référendum d'autodétermination du peuple du Sahara Occidental, et assure la préservation de l'intégrité du Sahara Occidental en tant que territoire non autonome, de tout acte susceptible de la compromettre». Sur un autre volet, le Premier ministre, Abdelamalek Sellal, a expliqué que les efforts consentis par les pays africains dans le domaine de l'environnement, permettent de mieux appréhender les défis que pose ce phénomène. «Les efforts consentis par les pays africains dans le domaine de l'environnement et l'esprit de concertation et de coordination qui anime la position africaine sur les changements climatiques, nous permettent aujourd'hui de mieux appréhender les défis que posent ces changements climatiques», a déclaré M. Sellal à l'occasion de l'examen par la Conférence de l'Union africaine (UA) du rapport sur les activités du Comité des chefs d'Etat et de gouvernement africains sur le changement climatique (CAHOSCC). «En dépit des disparités économiques qui affectent les différentes régions de notre continent, et de la vulnérabilité induite par les effets néfastes des changements climatiques, notre engagement commun demeure intact», s'est-il félicité. Selon le chef du gouvernement, cet engagement «mérite d'être consolidé davantage à travers une mobilisation continue de l'Afrique, qui a grandement contribué à l'élaboration de la position africaine commune». Il a, à cet égard, rappelé que deux initiatives phares de lutte contre les changements climatiques, ont été prises dans le cadre de l'UA, et lancées durant la COP21, à savoir, l'Initiative africaine sur l'adaptation (IAA) et l'Initiative sur le développement des énergies renouvelables (IAER). «Ce faisant, nos pays ont souligné la nécessité d'une meilleure appropriation de ces initiatives par notre Organisation continentale», a souligné le Premier ministre. «L'?uvre qui nous incombe dans ce domaine appelle, en premier lieu, à une coordination avec l'ensemble de la communauté internationale», a estimé M. Sellal, précisant qu'elle «requiert, ensuite, que les instruments de coopération retenus soient judicieusement exploités». Il a ajouté que l'obligation faite, au titre de l'Accord de Paris, aux pays développés, de mobiliser 100 milliards de dollars par an d'ici à 2020 au profit des pays en voie de développement «constitue une avancée considérable qui doit, toutefois, se traduire sur le terrain par des actions concrètes». Enfin, M. Sellal a constaté que «malgré les progrès réalisés, les pays africains font face à de grands défis que seule une meilleure concertation conjuguée à une répartition équitable des moyens de lutte pourraient aider à surmonter».
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