Après avoir titillé les commandes de la Ligue 1, la formation du Titteri fréquente désormais la deuxième moitié du tableau. Une régression qui intrigue observateurs et supporters de l'O Médéa.Le club dirigé par Mahfoud Boukhelkhal va mal. Depuis le 20 février, et la défaite concédée à Dar El-Beïda face au Paradou AC (14e journée), les Médéens n'ont aligné que deux succès (CABBA et USMA) contre nuls et défaites. Avant le match contre les Pacistes, durant lequel Hadjar a été exclu par l'arbitre, l'O Médéa partageait le leadership avec l'ES Sétif après 13 journées de championnat. A l'époque, en dépit d'une crise financière asphyxiante, l'équipe accomplissait son «devoir» sans faire du tapage comme l'ont fait les joueurs du MC Alger et plusieurs autres clubs nantis du pays. Le capitaine Cherfaoui laissait même entendre que l'équipe joue pour l'honneur d'une ville. «On en a assez de parler de nos indemnités. On est là pour jouer» C'est tout à son honneur ainsi que les autres joueurs, qui ont été très patients et ont fait preuve d'un grand sens de responsabilité et respect envers le club», avouait l'ancien défenseur du CR Belouizdad. L'entraîneur Chérif Hadjar, interrogé sur cette attitude qui fait honneur aux joueurs fera, quant à lui, savoir que ses choix n'y sont pas étrangers. «La première chose qu'il faudrait savoir, c'est que c'est moi qui avais fait le recrutement de cette saison ainsi que celui de l'année précédente. J'avais insisté sur l'éducation des joueurs, parfois au détriment de leurs qualités. Les joueurs me respectent beaucoup. Quand je prends une décision avec le staff technique, ils s'exécutent sans rechigner. Il n'y a malheureusement pas de solution face à la crise financière. Faire grève ou perdre des matchs, cela ne va pas améliorer la situation. Il faut continuer à travailler en donnant le meilleur de soi, tout en espérant des jours meilleurs. Les joueurs ont su être patients et ont fait preuve d'une grande maturité et de discipline, même s'ils ne sont pas payés», déclarait-il sans ambages. Utopique dans un championnat où l'argent coule à flots mais rarement dans le «bon robinet», avec des joueurs qui confondent richesse et humilité. Puis, la défaite du PAC consommée, le CSC, la JSK, l'USMBA et le RCR viendront rappeler aux Bleu et Orange qu'il n'y a point de salut sans le sou, fatalement. Le siège du club qui prenait feu un mois plus tôt n'a fait que retarder l'échéance, les joueurs qui ont assisté au sauvetage de quelques camarades hébergés dans un des blocs du siège de l'OM savaient que cet incendie allait entraîner la chute du club. Son affaiblissement, pour commencer. Boukhelkhal qui usait des promesses et des... promesses perdait les cartes et tentait le coup de poker en annonçant l'arrivée...pour la saison prochaine d'un mécène. Une supercherie que rare parmi les Médéens ont pris avec sérieux. En tout cas, Chérif Hadjar, Hicham Khalfallah et Yacine Meddane ont suivi leur «instinct» pour offrir leurs services à d'autres clubs. Ceux qui peuvent les payer. L'OM qui espérait recruter pour s'améliorer et grimper au sommet a perdu quelques pièces dans sa bataille avec la crise financière. Et les mauvais résultats ne tarderont pas à s'empiler. L'élimination en coupe de la Ligue face à l'USM Alger, en quart de finale, sera un autre coup dur pour l'équipe confiée à Nourredine Maroc, entraîneur qui prendra l'OM au pied levé, mais que les fans médéens n'ont pas adopté. Un désaveu surtout pour Boukhelkhal qui ne parvenait pas à trouver les moyens pour régulariser les joueurs qui allaient déclencher plusieurs mouvements de grève. Ces derniers se sont avérés préjudiciables à la bonne marche de la formation médéenne qui chutera des places du podium et sombrera vers le milieu de tableau. La défaite à Tlemcen devrait marquer un nouveau tournant dans la vie du club. L'entraîneur Maroc a laissé entendre qu'il ne pouvait poursuivre sa mission avec des joueurs qui débrayent à tout moment et une administration qui fuit ses responsabilités. Les fans s'inquiètent déjà pour l'avenir de leur équipe en Ligue 1. Eux qui s'enflammaient lorsque l'O Médéa menait la vie dure à ses adversaires. L'été risque d'être torride du côté du Titteri.
M. B.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed Bouchama
Source : www.lesoirdalgerie.com