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L'endettement, l'ultime recours



L'endettement, l'ultime recours
Depuis la fin des années 80, le nombre de communes déficitaires est en hausse. Il a atteint aujourd'hui 951 sur 1541, selon le chiffre rendu public lors de la dernière réunion walis-gouvernement contre seulement 103 communes riches, soit 7%.On compte aussi, selon le classement de 2015 du ministère de l'Intérieur et des Collectivités locales 958 communes pauvres, soit 62%, contre 480 communes, dites moyennes (31%).L'on note, par ailleurs, que moins de 10% des communes possèdent un niveau acceptable en termes de capacités propres, alors que plus de 60% des communes (en majorité agricoles ou pastorales) sont en déficit de potentialités et nécessitent encore un soutien, ou au moins un accompagnement de l'Etat.Parallèlement, plus de 30% des communes se caractérisent par la mauvaise exploitation de leurs ressources ou l'inconsistance de leurs moyens propres. Une situation qui est à l'origine d'importants écarts régionaux en matière de moyens financiers et, par ricochet, de développement local. Si un bon nombre de communes, notamment agropastorales et rurales, ont du mal à répondre aux besoins les plus élémentaires de leurs populations, d'autres ne subissent pas ces difficultés.C'est le cas à titre illustratif de la commune de Dar El Beïda, qui abrite l'aéroport d'Alger, les entreprises de la téléphonie mobile, Djezzy et Ooreedo, notamment, dont le maire, Lyes Gamgani, nous disait récemment : «L'adéquation entre recettes fiscales et développement local sur le plan socioéconomique est bien là, puisque nous sommes passés de 2008 à aujourd'hui de la nécessité au confort.» Ce que les communes les moins nanties en termes de ressources financières, comme Souhane (wilaya de Blida), Meridja (Béchar) et Ouled Bouachra (Médéa), avec 28 millions de dinars, ne peuvent pas se permettre sans recourir à l'aide de l'Etat ou à l'endettement. Une situation qui touche essentiellement les communes issues du découpage de 1984, selon le Ceneap, qui rappelle qu'en dépit des aménagements introduits dans les différentes lois de finances, il n'y a pas eu d'impact réel et profond sur le niveau des ressources affectées aux collectivités locales.Ainsi, à titre illustratif, des opérations de «désendettement des communes» ont été engagées en 1991 pour les dettes consolidées à fin décembre 1989 pour un montant de plus de 5 milliards de dinars, financé sur le Fonds commun des collectivités locales, puis en 2000 pour toutes les dettes accumulées à fin 1999 pour un montant de 22 milliards de dinars pris en charge par le budget de l'Etat. Seize ans après, pas d'amélioration notable à enregistrer dans ce cadre.
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