À la litanie des dysfonctionnements des programmes de permanence pendant les journées de l'Aïd, dans la wilaya de Médéa, s'est ajoutée cette année le problème de manque d'eau potable dans certains quartiers, facteur qui est venu ternir l'atmosphère de fête et rendre la tâche du sacrifice des plus problématiques pour les foyers.Une anomalie qui n'aurait pas dû avoir lieu, à en croire les mesures décidées au cours d'une réunion qui s'est déroulée à la wilaya et au cours de laquelle il a été donné l'engagement d'assurer la distribution du précieux liquide le jour de l'Aïd et sur des plages horaires plus larges que d'habitude. Craignant les contraintes du manque d'eau, certains ont préféré confier leurs bêtes aux agents de l'abattoir communal où les conditions d'hygiène et de contrôle sanitaire sont assurées.
La seule satisfaction enregistrée durant cette fête est cette espèce de solidarité qui s'est instaurée entre des citoyens qui se sont mis en groupes pour s'entraider à sacrifier ensemble leurs bêtes dans les espaces entourant les cités. Par ailleurs, ceux qui étaient bien visibles dans tous les coins et sur les principales artères de la ville, ce sont plutôt les flambeurs de têtes de mouton qui, à l'aide de leur petit outillage, une table, une bonbonne de gaz et quelques couteaux, ont "embaumé" l'air de l'odeur de laine brûlée.
Les boucheries sont les seuls commerces qui ont eu une activité des plus dynamiques au cours de la 1re journée de fête, recevant des dizaines de carcasses à découper pour des prix allant de 1200 DA à 1500 DA l'unité. Ce qui a ajouté à l'ambiance tristounette du 1er jour est la fermeture des cafés durant la matinée, conférant à la ville une ambiance morose, privant en même temps les amateurs de café de leur breuvage favori. Encore une fois, le transport public de voyageurs aussi bien dans le centre urbain que sur les lignes interurbaines a fait défaut.
Aucune rotation ou liaison n'a été assurée pendant le 1er jour de fête, avons-nous constaté. L'absence de bus de transport et de taxis a compliqué les déplacements pour les personnes qui sont obligées de se rendre à une autre ville pour visiter leurs proches ou évacuer un cas urgent vers un établissement de santé. Il faut dire que le calendrier des permanences affiché par les services de la Direction du commerce n'a pas été respecté, en dépit des mises en garde lancées et des sanctions prévues par la réglementation contre les commerçants défaillants.
M. EL-BEY
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : EL BEY M
Source : www.liberte-algerie.com