Combien d'installations sportives existent-elles en Algérie, personne n'ose en donner un chiffre ; du moins approximatif. Les infrastructures, qui semblent être la «cheville ouvrière» de notre sport, se comptent, désormais, sur les bouts des doigts. Avec 4000 salles de sport et autant en terrain ou piscines, la France peut avancer qu'elle est en net progrès, même si à côté les installations du sport traditionnel se joignent au chiffre déjà balancé. Mais du côté des salles vertes ou écologiques, ce pays est encore loin du compte, surtout si l'on devait le comparer aux Etats- unis. La France pour ne citer que ce pays, et avec l'association «Eco-Sport», décide d'organiser une manifestation sportive, une manière de se voir s'aligner aux autres nations huppées dans ce type d'option.Elle a donc émis le v'u d'avoir comme partenaire, l'une des plus grandes enseignes de la remise en forme du pays, celle qui produit le plus d'énergie renouvelable, qui dispose de la force humaine. Tout récemment et lors d'une visite à Médéa, M. Hattab, ministre de la jeunesse et des sports avait déclaré que l'on pouvait avoir recours à ce type d'énergies. Pour lui, «Le recours à certains types d'énergie propres, comme le solaire qui pourra réduire de 50% les charges de fonctionnement de ces structures». Il abonde : «L'usage d'énergies écologiques dans les infrastructures sportives et de jeunesse devrait réduire de 50% les charges de fonctionnement de ces installations». Il a, dans ce sens, fait savoir que les futures infrastructures sportives et de jeunesses «seront désormais adaptées aux normes écologique» et fonctionneront à l'énergie propre. De quelles infrastructures parlent le ministre, de celles existantes ou celles qui seront construites '
Hormis l'office du complexe olympique du 5 juillet ainsi que ses multiples infrastructures, un géant qui semble tenir la route malgré tout, d'autres sont dans un état lamentable.
Tous les quatre voire cinq ans, une ville accueille une nouvelle construction, ce qui implique généralement une longue préparation et la construction d'infrastructures spécialement destinées à un événement. Mais que deviennent les installations déjà existantes ' Parfois, il arrive qu'elles soient conservées. C'est le cas de plusieurs installations sportives méritant juste une réhabilitation, elles n'ont en revanche, bénéficié d'aucun usage leur permettant une meilleure évolution. De l'autre côté, que sont-ils devenus les stades Ouaguenouni, Reloud, celui de Lamrani d'El Mouradia du RAMA. Combien d'autres infrastructures ont été construites sans connaître leur sort ou leur objectif. Cela dit, sans feuille de route, l'on construit, sans normes internationales, juste pour construire au moment où d'autres sont abandonnées à leur propre sort, ou connaissent des lenteurs qui d'ailleurs n'ont pas l'air de voir le jour.
Le terrain du Golf pour sa part, lequel, a servi longtemps pour la performance nationale, et les (résultats sont là pour s'en convaincre), a été fermé par un coup de tête, ce qui a poussé les entraîneurs d'athlétisme notamment, d'aller vers d'autres cieux plus cléments en termes de finances, préférant parfois l'argent que la performance.
C'est l'athlétisme qui est le plus représentatif en termes de résultats, il est aussi le plus présent dans les différentes compétitions internationales. Hassiba Boulmerka, Benida Merah Nouria, Tewfik Makhloufi et Morceli Noureddine, des noms qui resteront gravés dans la mémoire du sport algérien, leur rôle historique dans le demi-fond ne peut s'oublier de sitôt. Ils sont considérés comme les «parents» du «1500m ultra-rapide», devenus célèbres. Aussi, il ne faut guère omettre de citer Guerni Djabir Aïssa, champion du monde sur 800m, ou encore, Hammad Abderahmane, un autre médaillé de bronze dans une épreuve loin d'être facile la (hauteur), lesquels, méritent autant d'intérêt. Tout cela grâce à ce mythique circuit du stade du Golf. Aujourd'hui et en manque de réactions sur le terrain, l'on s'accorde à dire que ce n'est pas demain la veille avec cette lenteur sur la construction ou la réhabilitation. Pour M. Hattab, «Toutes les structures sportives qui vont être livrées, à l'avenir, au secteur de la jeunesse et des sports doivent impérativement répondre aux normes écologiques en vigueur à travers le monde», une équation à prendre avec des pincettes. Il faut toutefois expliquer que l'option de recourir à ce type d'énergies et de participer, d'une part, à la préservation de l'environnement et des utilisateurs, est d'assurer aussi au secteur des économies susceptibles d'être orientées vers d'autres investissements ou charges de fonctionnement, est-ce cela le vrai objectif ' En conclusion, l'activité physique est bonne pour la santé, mais peut aussi être bonne pour notre planète. Grâce à de nouveaux appareils, il existe une possibilité de produire de l'électricité tout en faisant du sport, de quoi transformer le corps en une vraie source d'énergie renouvelable. En revanche, l'électricité est produite à plus de 70% par les centrales nucléaires, cas unique. Moins cher et moins émetteur de gaz à effet de serre, que les énergies fossiles, qui sont majoritairement utilisés sur la planète, le nucléaire est pourtant loin de faire l'unanimité.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ahmed Chébaraka
Source : www.letempsdz.com