Medea - A la une

"Il n'est pas possible de maintenir le rythme des dépenses"



Dans son intervention devant les représentants de la société civile réunis pour l'occasion dans la grande salle des conférences du nouveau pôle universitaire de Médéa, le Premier ministre Abdelmalek Sellal, après avoir entendu les nombreuses doléances exprimées par l'assistance, prendra la parole pour appeler à "un changement des mentalités". Car, dira-t-il, il n'est plus possible de maintenir le rythme des dépenses enregistrées jusqu'ici à cause du recul des rentrées du pays, notamment la baisse drastique de la fiscalité pétrolière qui est passée en 2014, de 125 dollars à environ 52 dollars. Il exprimera son inquiétude sur la poursuite de la situation, craignant que les prix du pétrole risquent de ne pas bouger pendant quelques mois encore, et en dépit de la tenue de la réunion de l'Opep, ils oscilleront entre 50 et 60 dollars, juste l'équivalent de 50% de nos dépenses.Aussi et pour dire que l'Etat n'est plus en mesure de continuer à assurer les dépenses d'infrastructure de tous les projets qui nécessitent de gros efforts financiers de l'Etat pour ne se consacrer qu'à la prise en charge des besoins du citoyen en matière d'enseignement, de santé, d'Internet, etc.Il y a donc nécessité que les mentalités changent, dira-t-il, parce que certains besoins peuvent être ajournés et que d'autres sources de financement soient engagées dans les efforts d'investissement en rappelant qu'aucun Etat dans le monde ne réalise des logements sociaux.Et pour cela, dira-t-il, il faut encourager l'investissement privé en mettant fin aux entraves bureaucratiques et éloigner les idées que certaines voix essaient d'accréditer et selon lesquelles le pays est au bord de l'éclatement.Ce qui, martèlera-t-il, doit exclure les pseudo-investisseurs qui ont bénéficié de terrain sans réaliser leurs projets et contre lesquels des mesures seront prises pour leur restitution quitte à faire appel aux investisseurs hors wilaya.Et c'est "de la sorte qu'on pourra satisfaire aux besoins d'emploi des générations futures comme cela est préconisé dans le cadre du nouveau modèle de croissance économique qui fera de notre pays une économie émergente à l'horizon 2022.À propos des libertés de culte auxquelles il a fait allusion quant à la secte Al-Ahmadiyya, espérant qu'il n'y a plus de frictions à ce sujet, il considère qu'il y a plus important à faire en accordant plus d'intérêt aux secteurs prioritaires tels que l'agriculture où des facilitations sont accordées aux petits fellahs dans une vision à court terme."Nous avons résisté à la baisse de la fiscalité pétrolière et au recul des rentrées, une situation qui a montré la résilience de l'économie nationale aux chocs extérieurs, nous espérons pouvoir maintenir le rythme des investissements prioritaires à un niveau satisfaisant jusqu'à une remontée des marchés pétroliers et le redressement des cours."Au cours de sa visite, il se rendra sur le chantier de réalisation du dédoublement de la RN1 et du tunnel achevé, puis au Centre de calcul intensif de l'université où il demandera à ses interlocuteurs d'optimiser ses possibilités en s'ouvrant sur le monde extérieur.Ce projet de dédoublement est, dira-t-il, de nature à donner une meilleure fluidité à la circulation et une plus-value à l'économie nationale et régionale, tout en insistant sur le respect des délais de réalisation du projet dont la livraison est prévue au second trimestre 2018.M. EL BEY
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