
Maître Salah Dabouz, présent hier à la libération de Kamel-Eddine Fekhar de prison à Médéa, a déclaré "être triste du sort de la justice de son pays" qui, de son point de vue, "n'est pas libre et est soumise totalement à l'Exécutif". "La justice est instrumentalisée pour réprimer les militants des droits de l'Homme et les actions syndicales. Vous avez même des tribunaux d'inquisition qui sont installés", a, encore dénoncé l'avocat. Dans une référence aux poursuites judiciaires intentées contre les Ahmadis, l'avocat s'est dit "très triste de voir des gens interrogés pour leurs croyances et condamnés", car, dira-t-il, demain, "ce sera un autre rite ou une autre croyance dont les militants subiront aussi la même chose". "Je dénonce énergiquement en ma qualité d'avocat et de militant des droits de l'Homme l'instrumentalisation de la justice et des différents services de sécurité et je lance un appel à ces services de s'organiser en syndicats pour faire face à ce pouvoir afin de dire que ce sont des institutions républicaines qui doivent agir selon leurs mandats constitutionnels. Le pouvoir politique doit, lui, affronter seul la population", a martelé l'avocat, dans un accès de colère contre le régime en place.M. EL BEY
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : EL BEY M
Source : www.liberte-algerie.com