
Depuis le dernier mouvement opéré au sein du secteur de la santé de la wilaya de Médéa, avec l'installation d'un nouveau DSP et également d'un directeur au niveau de l'hôpital Mohamed Boudiaf de la ville de Médéa, beaucoup de choses ont commencé à bouger dans le bon sens en ce qui concerne surtout l'accueil et la prise en charge des malades.C'est ainsi qu'un schéma de changement est perceptible à présent, il commence à prendre forme déjà au seuil des portillons du centre hospitalier, où un dispositif d'agents de sécurité est à cheval, jour et nuit, pour canaliser les nombreux automobilistes accompagnant les patients en mettant fin ainsi aux dépassements et aux encombrements qui se formaient au quotidien dans l'enceinte des structures de l'hôpital.De nouvelles instructions sont appliquées, elles concernent l'interdiction de faire rentrer des repas, des draps, couvertures?. aux personnes hospitalisées et également au respect des horaires de visite en vue d'instaurer une discipline et du coup éviter une injustice sociale ressentie par les malades démunis et venus de loin.Les passe-droits ne sont plus admis comme d'habitude, des consignes fermes ont été données par Ahmed Madaoui, le nouveau responsable de l'établissement hospitalier, qui ne jure que par la discipline. «Tous les gens devront êtres traités sur un même pied d'égalité quelle que soit la fonction où le rang social qu'ils occupent», insiste-t-il. Aussi, ce directeur met en garde les agents et praticiens habitués à déserter leur poste de travail pour cumuler un autre boulot chez le privé au détriment des malades. Ce comportement, précise-t-il, ne sera désormais plus toléré. «On doit choisir entre les deux».Meilleure organisationD'après des constatations, les scènes désolantes et les tracasseries que rencontraient les malades au sein du service des urgences ont ainsi diminué. Tout commence à rentrer dans l'ordre et à s'améliorer progressivement pour permettre une fluidité de la circulation au niveau des couloirs. Cette mise à niveau n'est pas passée inaperçue au sein de la population locale et celle de la région, qui se déplaçaient parfois de loin et retournaient souvent chez elle sans passer les examens médicaux indispensables à leur santé.Aujourd'hui, cette reprise en main sérieuse pour redresser la gestion administrative de ce prestigieux hôpital a réjoui toute la société civile. Des félicitations et des messages de soutien sont parvenus à la direction de l'hôpital, émanant de plusieurs associations, notamment celle des Amis du malade du chef-lieu de wilaya pour les efforts qui sont consentis dans l'intérêt du malade.Chaudière en panne et équipements défectueux«Lors de mon installation en tant que directeur de l'hôpital de Médéa il y a un peu plus de trois mois, j'ai été désagréablement surpris de constater que les chaudières étaient en panne et les scanners et autres équipements défectueux», a-t-il regretté. Il n'y est pas allé avec le dos de la cuillère pour mettre à nu les multiples problèmes et anomalies qui entravaient le bon fonctionnement des services internes, en précisant qu'il est là justement pour une mission bien définie dont le ministre l'a chargé.Il ne cache pas qu'il lui a donné carte blanche personnellement pour remettre de l'ordre dans cet établissement en déliquescence. La tâche, dit-il, est ardue pour remettre la locomotive sur les rails et permettre à l'hôpital de retrouver son lustre d'antan et assumer sa vraie vocation primordiale de soins performants dans l'intérêt des malades. D'un air étonné, il se demande : «Comment ce bijou d'hôpital est-il arrivé à cette situation, alors qu'il était classé parmi les meilleurs dans le pays ' Des personnes étrangères déambulant en toute liberté dans les couloirs de tous les services, y compris celui de la maternité, de jour comme de nuit nuisent ainsi au repos des malades.Aucun respect de la déontologie ! Je ne peux polémiquer davantage sur cette situation pour ne pas irriter la susceptibilité de mes prédécesseurs, mais aussi je ne peux cacher ??l'incachable''. J'ai hérité d'une situation des plus catastrophiques», avoue-t-il. Dès son installation, déclare-t-il, il a invité tout le personnel médical et paramédical à se ressaisir afin de redonner à cet important établissement son image d'antan.L'appel a reçu un écho favorable, heureusement par la majorité, à l'exception de quelques cadres qui se sont rétractés en s'écartant d'eux- mêmes des postes de responsabilité, voyant leurs intérêts personnels mis en jeu. Aujourd'hui, grâce à cette mobilisation, de jeunes cadres diplômés qui étaient marginalisés, l'hôpital de la ville de Médéa commence à gagner sa notoriété perdue depuis des décennies et ainsi la confiance des patients qui désertaient les lieux vers les cliniques privées hors wilaya même trop coûteuses pour eux. Mais le problème majeur qui se pose est la vétusté et l'étroitesse des structures d'accueil de l'hôpital en question.Il est l'unique pour la ville de Médéa et date de l'ère coloniale. Les espaces existants ne peuvent plus donner au-delà de leurs capacités infrastructurelles. A longueur d'année, les transformations et les réparations n'en finissent pas dans cette institution en procédant à des démolitions et des déplacements des cloisons pour installer de nouveaux services et équipements médicaux modernes indispensables pour son bon fonctionnement, en supprimant d'autres au détriment des malades hospitalisés. Le prix à payer pour ces travaux à répétition représente de fortes sommes d'argent du budget de fonctionnement de l'hôpital de quoi réaliser une autre aile.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A Teta
Source : www.elwatan.com