Azzedine Aït-Djoudi a renoncé à sa démission de la barre technique de l'ASAM quelques heures après l'avoir annoncée. Bernard Casoni a été, selon les dernières informations, maintenu sur décision du CA alors qu'il a été annoncé comme limogé et Miguel Angel Vicario désigné comme son successeur. Rachid Redjradj a crié haut et fort qu'il est démissionnaire suite à son conflit avec le coach français, Denis Lavagne, avant de revenir sur sa décision suite à une intervention du wali de Constantine. Il s'agit de comportements incongrus qui risquent de se répercuter sur la bonne marche des clubs et leur stabilité. Pourquoi a-t-on démissionné ' Et pourquoi a-t-on fait marche arrière ' Comment les joueurs et le public vont-ils interpréter ce genre de volte-face inexplicables ' Auparavant, Tahar Guaraich du DRBT a menacé de partir. Pour sa part, le président du CABBA, Anis Benhamadi, en a fait de même avant de revenir sur sa décision quelques jours après. Idem pour Azzedine Bennacer, président du NC Magra, qui a eu la même réaction en présentant, selon nos sources, sa démission au président de l'APC en raison des obstacles rencontrés pour la préparation d'avant-saison et le manque de considération à l'égard du club. Belhadj Ahmed a, à maintes reprises, affirmé qu'il mettra fin à sa collaboration avec le MCO avant qu'il ne soit obligé de mettre les clés sous le paillasson. Durant l'intersaison, à l'ASMO, la direction a informé le public et la presse d'une démission collective, entraînant de graves préjudices dans la préparation de l'équipe. Baghor Merouane, président du CSA, a menacé de se retirer de la gestion de l'équipe première de football avant qu'Oumamar Larbi, Mohamed Saâdoun et les autres ne lui emboîtent le pas. Du côté de la JS Saoura, l'homme fort du club, Mohamed Zerrouati, avait démissionné de son poste avant de revenir par la grande porte. Cela sans oublier l'annonce de la démission de Mahfoud Boukelkal, président de l'O. Médéa. En somme, tous ces scénarios sont conçus, non pas dans l'intérêt des clubs, mais dans le but de faire réagir ou intervenir les autorités locales pour résoudre les difficultés financières et accélérer les démarches pour le déblocage des subventions accordées au club. Ces mêmes présidents préconisent cette stratégie pour apaiser la tension de la rue, et surtout pour gagner du temps avec leurs joueurs qui menacent de grève. Face à ces fausses démissions et la confusion dans la gestion, notre football a encore quelques années noires devant lui, ce qui signifie la déperdition de plusieurs générations de footballeurs.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M Zeggai
Source : www.lequotidien-oran.com