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Coup dur pour les redresseurs du Front de libération nationale ! Hier, le Conseil d'Etat, la plus haute juridiction en matière de contentieux du genre et dont les verdicts sont définitifs et sans appel, a tranché les deux actions introduites par les contestataires de la tenue ainsi que des résultats du dixième congrès du FLN de fin mai et début janvier 2015. Et les deux verdicts sont en faveur de l'actuelle direction du parti de Djamel Ould Abbès, au détriment donc des redresseurs emmenés par l'ancien ministre Abderrahmane Belayat.Kamel Amarni - Alger (Le Soir) - Pour rappel, le groupe de Abderrahmane Belayat a saisi le Conseil d'Etat pour deux affaires complémentaires. La première concerne le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, Nouredine Bedoui, poursuivi en justice pour avoir délivré l'autorisation de la tenue d'une session du comité central du FLN précédant la tenue du 10e congrès.Quant à la deuxième affaire, elle concerne le même 10e congrès, le groupe Belayat ne reconnaissant, en fait, ni la direction issue de la session extraordinaire du comité central du 29 août 2013 qui avait introduit Ammar Saâdani à la tête du parti, ni, partant, le congrès de l'été 2015. Or, le Conseil d'Etat finira par conforter et le ministre de l'Intérieur et l'actuelle direction du parti.Dans deux décisions distinctes et dont nous détenons les copies, le Conseil d'Etat, présidé par le magistrat Adda Djelloul Ahmed, rejettera les deux plaintes des redresseurs. L'une comme l'autre des deux plaintes sont jugées «recevables dans la forme» mais, et c'est le plus important bien sûr, «dans le fond, rejette la plainte en appel (”?)».Les deux verdicts du Conseil d'Etat, étalés sur une dizaine de pages dans un jargon juridique alambiqué et destiné'aux initiés, tranchent, pour résumer la chose en deux mots, en faveur du parti et de son nouveau secrétaire général, Djamel Ould Abbès. Ce dernier est désormais considérablement conforté par des décisions de justice définitives qui lui permettront de terminer sa première mission à la tête du parti, celle de «recoller les morceaux» et de «réconcilier les différentes ailes» laissées en héritage par le passage dévastateur de Ammar Saâdani à la tête du parti.L'actuel secrétaire général avait, dès l'entame de sa mission, lancé une série de contacts avec les différentes personnalités du parti qui étaient contraintes de s'inscrire dans une posture d'opposition frontale à l'ancienne direction de Ammar Saâdani et même de Abdelaziz Belkhadem avant lui. Depuis la fin octobre dernier, quasiment toutes les figures de proue des mouvements contestataires ou redresseurs du parti ont renoué avec ce dernier.L'on peut citer, entre autres, l'ancien président de l'Assemblée populaire nationale et ancien ministre, Abdelaziz Ziari, les anciens ministres Rachid Haraoubia, Hadi Khaldi, Mohamed Séghir Kara, l'ancien président de l'UNJA, Mohamed Bourzam, d'anciens membres du bureau politique comme Abdelkrim Abada qui présidait lui-même une aile du mouvement des redresseurs, et bien d'autres ex-militants ou responsables.Il ne restait pratiquement que deux personnalités : l'ancien chef de gouvernement Abdelaziz Belkhadem avec qui un premier contact sera vite interrompu, et l'ancien ministre Abderrahmane Belayat avec qui, par contre, des contacts ont eu lieu par le biais de deux émissaires.Les dernières décisions du Conseil d'Etat de ce mardi vont-elles accélérer ces contacts avec Belayat '
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