Dans le cadre de la Journée mondiale contre le sida, journée célébrée le 1er décembre de chaque année, l'association Chabab oua Errahma, qui active dans plusieurs secteurs sociaux, animée par des jeunes bénévoles, sous la houlette de Yacine Benharkat, a organisé dans la matinée de vendredi, une conférence-débat au niveau du lycée Bachir-El-Ibrahimi.Une journée axée principalement sur l'information et la sensibilisation des jeunes et des moins jeunes sur cette pathologie, pandémique dans certaines régions du globe mais heureusement à l'état d'endémie en Algérie, d'après les rares chiffres rendus publics par le ministère de la Santé, et encore moins par les Directions de la santé dans certaines wilayas où des responsables en font un secret bien gardé, une maladie qualifiée de honteuse.
L'imam, qui était de la partie, a rappelé les principes fondamentaux de l'islam en matière de solidarité envers les démunis, les malades et ceux qui souffrent, tout comme il a rappelé les principes énoncés par le dogme islamique en matière de mesures à prendre dans le domaine de la prévention pour faire barrage à cette maladie qui risque de devenir pandémique.
Le Dr Maâmar Mokhtari, spécialiste en épidémiologie, venu de l'EPH de Médéa, est intervenu quant à lui sur le tableau clinique de la maladie, le mode d'action du virus pathogène, sur le mode de contamination en indiquant que le rapport sexuel n'est pas le seul mode de contamination, mais qu'il y en a d'autres tels que l'emploi de seringues contaminées, d'instruments chirurgicaux ou de toilette à l'exemple du rasage de pilosité, non aseptisés, lors des transfusions sanguines avec du sang contaminé, de prélèvements sanguins et de manière plus directe de la mère à l'enfant. Il a précisé aussi que la personne atteinte n'est contagieuse que dans certaines circonstances et que de ce fait, le rapport à la personne atteinte n'est pas contagieux en dehors des modes de contamination décrits ci-dessus.
Le Dr Mokhtari a aussi indiqué que la trithérapie dont dispose l'Algérie, maintenant, permet au malade une espérance de vie normale. Répondant à la question d'une personne de l'auditoire, le médecin a annoncé une bonne nouvelle à savoir que, depuis cinq ans, avec l'avancée de la recherche médicale, grâce à un traitement appliqué à la parturiente 24 à 48h avant l'accouchement et un autre traitement appliqué au nouveau-né pendant 24h, ce dernier ne sera pas contaminé par la mère.
Il a aussi été question de l'obligation du dépistage pour tous, refusé sous le prétexte du respect de la liberté individuelle, même si les services de santé (publics et privés) sont tenus de déclarer tous les cas confirmés. Cependant, un membre de l'auditoire a fait savoir à l'assistance que l'ordonnance 70-20, datée du19/2/1970, portant état civil, rend obligatoire chacune des deux parties contractantes d'un mariage, de fournir un certificat médical attestant de la bonne santé prénuptiale.
De plus, ajoute l'intervenant, le procureur de la République de par le pouvoir discrétionnaire dont il est investi, a le droit de s'opposer à une union en cas de nécessité médicale absolue mettant en danger la future famille et la société. Pour rendre justice à l'association organisatrice de cette journée, il est à noter qu'elle mérite beaucoup d'être soutenue par les pouvoirs publics et l'encourager à faire mieux dans différents domaines, à l'instar d'autres associations dont certaines reçoivent des soutiens financiers sans pourtant activer et qui se contentent de présenter des bilans surfaits le 31 mars de chaque année.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Karim O
Source : www.lesoirdalgerie.com