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Devenir chauffeur de taxi à Médéa : un long et dur parcoursActu Centre : les autres articles



Devenir chauffeur de taxi à Médéa : un long et dur parcoursActu Centre : les autres articles
C'est un véritable parcours du combattant pour tout jeune candidat qui opte pour la profession de chauffeur de taxi dans la wilaya de Médéa.Il doit patienter une année et parfois plus sans compter les va-et-vient incessants au niveau des services administratifs de la Direction des transports de la wilaya de Médéa. Même après avoir rempli toutes les formalités médicales et d'enquête administrative en s'acquittant également de la somme de 4000 DA, comme frais de stage d'un séjour de quinze jours pour les jeunes habitants des communes lointaines de la wilaya en vue d'obtenir le sésame (diplôme). Le postulant doit encore patienter plusieurs mois avant d'effectuer ce stage et attendre encore longtemps avant la remise du diplôme et être enfin autorisé à exercer cette profession dans sa localité respective.
Plusieurs ont été obligés d'abandonner à mi-chemin et d'autres attendent toujours leur diplôme, et ce, depuis juin 2013. Un groupe de jeunes en colère rencontrés sur place se sont plaints de l'attitude des responsables qui se rejettent la balle. Ceux de la Direction des transports pointent l'index sur ceux du Centre national de la formation à distance de Hydra (CNEFD) qui, selon eux, sont responsables de cette grande perte de temps. Selon leurs dires, ils monopolisent et programment au compte-gouttes les stages de formation pour des centaines de candidats.
Cette situation se complique vu qu'il n'existe qu'un seul centre de formation pour un nombre considérable de demandeurs, frôlant le millier par an. On annonce, selon une information, un autre centre de formation implanté à Aïn Boucif, qui ouvrira très bientôt ses portes et sera d'une grande utilité pour tous ces jeunes chômeurs. Même les formateurs sont mécontents, car ils n'ont pas perçu leurs vacations de l'année 2012/2013.
Ces jeunes chômeurs qui ont frappé à toutes les portes déclarent que la profession de chauffeur de taxi est leur dernière chance afin de subvenir aux besoins quotidiens de leur famille plutôt que d'aller voler ou vendre de la drogue. Dans la wilaya de Médéa comme ailleurs le chômage continue de toucher de larges franges de la population, aussi bien chez les jeunes diplômés que les autres sans formation. L'université de Médéa et les centres de formation professionnelle déversent chaque année des flots de diplômés qui viennent grossir les rangs des chômeurs.
Des milliers de jeunes filles et garçons peinent à se faire embaucher ou d'avoir un contrat de pré-emploi dans cette wilaya. L'économie dans cette contrée est un mot creux, excepté pour le secteur de l'agriculture, mais les jeunes s'y intéressent de moins en moins. Aujourd'hui, les autorités locales concentrent leurs efforts pour attirer et encourager les investisseurs privés à s'implanter dans la wilaya de l'ex-Titteri, qui recèle des potentialités énormes et des atouts importants de par sa situation géographique. La relance de l'investissement reste le seul moyen d'absorber le chômage endémique et croissant dans cette région du pays.


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