Où que vous alliez, la place est infestée par une faune qui ne désespère pas de saigner la boîte qui lui permet d'exister pour faire fortune. Où que l'on aille, la corruption est là qui s'en prend aux fondements du pays ! C'est sidérant que l'on ait à revenir sur ces comportements. On pensait que les tribunaux leur avaient fait passer l'envie de tremper dedans. Que nenni ! La race de prédateurs n'a pas fini de faire des siennes. Serions-nous condamnés à transformer le ménage en action permanente ' Certainement puisque rien ne semble servir de leçon ou décourager quiconque s'entêterait à vouloir faire fortune, en entretenant le maximum d'affaires juteuses. Il y a longtemps que les syndicalistes ont changé leur fusil d'épaule et ne sont plus ce qu'ils étaient, à savoir les sévères défenseurs des intérêts des travailleurs. Il n'est bien sûr pas question de mettre tout le monde dans le même sac, mais il faut quand même dire que Sidi Saïd, l'ancien secrétaire général de l'UGTA, qui avait bradé l'âme de la Centrale syndicale, mise au service exclusif de Bouteflika et sa bande, contre une impunité dont personne parmi ses adhérents n'ignore l'origine, a ouvert la voie à tous ceux qui, avant lui, n'auraient jamais osé tremper dedans à l'envi et dans un tel empressement. Il y a une fin à tous les parrainages, à toutes les protections et à toutes les complaisances. Quand on vous annonce une «fin de règne à la Seaal», vous vous demandez pourquoi une entreprise, quel que soit le sérieux dont elle se prévaut, attend d'être encouragée à le faire, pour non seulement se débarrasser d'un syndicaliste, auparavant décrit comme intouchable, mais lui couper les vivres et déposer plainte contre lui pour dérapages en tous genres et corruption. Qu'est-ce qui fait qu'un responsable qui aura fermé les yeux et fait le dos rond durant des années se réveille, un matin, déterminé à mettre le holà aux agissements mafieux du syndicaliste le plus influent au sein de son entreprise ' La troublante témérité n'a rien de spontané. Quand on ne partage pas les penchants pour la prédation d'un subalterne qui fait la pluie et le beau temps, on démissionne !M. B.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Malika Boussouf
Source : www.lesoirdalgerie.com