La plupart étaient situés dans les rues les plus fréquentées de la ville.Une baisse drastique a été enregistrée par l'activité commerciale au chef-lieu de wilaya au cours de ces deniers mois, non pas à cause du mouvement populaire de protestation, comme expliqué par certains, mais parce que le ralentissement du commerce lui est bien antérieur et est lié à la conjoncture économique que connaît le pays depuis la chute des prix du pétrole. C'est le constat fait par ce citoyen pour qui "le commerce à Médéa traverse une période de stagnation inhabituelle. Ce sont des dizaines de commerces qui ont fermé leurs portes. Pourtant, la majorité de ces commerces était située dans les rues les plus fréquentées". Ce n'est pas seulement l'influence de la période des vacances, synonyme des congés, qui est à mettre en cause. Le facteur déterminant dans cette situation de ralentissement de l'activité économique est intrinsèquement lié à la baisse du niveau de l'investissement public et au gel de nombreux projets. Car la commande publique est le principal pourvoyeur de l'investissement dans des projets de réalisation d'infrastructures et de services à même de booster la machine économique aux multiples retombées sur l'emploi, la santé, l'instruction, les loisirs, etc. Pour nombre de citoyens, cette situation est la conséquence de l'ouverture de l'autoroute qui contourne la ville de Médéa et réduit le nombre de visiteurs de passage. Ce qui a facilité les déplacements des familles de la wilaya vers Blida où les prix des produits sont nettement inférieurs à ceux pratiqués par les commerces locaux, est-il noté. Selon ce citoyen, "le commerce local est rythmé par l'activité de l'université qui permet à la ville de trouver une espèce de dynamique commerciale, mais dès que l'université ferme, tout s'arrête et nombre de commerces ferment". Pour certains, tout le pays vit une situation de "blocage" et que l'industrie de la chaussure, qui a fait la prospérité de la ville de Médéa pendant de longues années, est frappée de plein fouet par la crise économique. Car, est-il remarqué, "nombre de fabriques de chaussures n'ont pas tourné depuis le mois de Ramadhan parce qu'il se trouve qu'un maillon situé en amont a manqué à la chaîne". Maintenant que l'autoroute a réduit le temps de trajet entre Médéa, la capitale et les villes du Centre, beaucoup de citoyens travaillent hors wilaya et ne rentrent le soir que pour passer la nuit.
C'est dire que Médéa est en train de se transformer en ville dortoir, d'autant plus que les efforts entrepris par les pouvoirs publics pour attirer des investisseurs n'ont pas eu l'effet escompté, d'autant que nombre de projets avalisés par l'administration n'ont toujours pas vu le jour.
M. EL BEY
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : EL BEY M
Source : www.liberte-algerie.com