Des dizaines de citoyens de la commune de Bouskène relevant de la daïra de Béni-Slimane, à l'est de Médéa, ont fermé dimanche, le dispensaire de leur commune pour exprimer leur mécontentement provoqué par les tergiversations des responsables locaux quant à leurs revendications en matière de prise en charge sanitaire. Ce soulèvement n'est pas le premier.Les protestataires ont fait part de leurs craintes, du fait que l'établissement sanitaire en question est composé d'amiante, ce qui représente un danger pour la santé publique, et ont estimé qu'il était temps de remédier à ce problème qui relève de l'urgence. Ils ont également déploré le fait qu'ils soient contraints de se déplacer à Béni-Slimane pour les soins les plus élémentaires. Par ailleurs, ils ont dénoncé le fait qu'aucune garde n'est assurée pour la prise en charge des malades et des urgences.
Dans ce sens, ils appellent les autorités concernées à instaurer un système de rotation qui garantirait la présence permanente de médecins.
L'impératif de la disponibilité d'un dentiste, l'ouverture d'un laboratoire pour analyses sanguines et autres sont autant de revendications manifestées par les habitants de Bouskène.
Soulignons que le chef de daïra de Béni-Slimane a essayé de calmer les esprits en devisant avec les protestataires, leur promettant de faire part de leurs recours au premier responsable du secteur et aux responsables de la wilaya.
Notons que le laboratoire a été rouvert sur instruction du même responsable.
Un autre point tout aussi important a été évoqué par les plaignants qui se demandent pourquoi l'ambulance qui aurait été attribuée à leur commune ne profite qu'à l'hôpital de Béni-Slimane. À cet effet, ils souhaiteraient qu'elle soit récupérée et mise à la disposition de leur municipalité. En réalité, le mouvement de contestation témoigne de beaucoup de contraintes et de souffrances en matière de prise en charge sanitaire.
Le calvaire du déplacement des citoyens de cette localité à Béni-Slimane, avec le peu de moyens financiers, et la limitation des moyens et horaires de transport, vu les mesures de restriction en ces temps de pandémie, ont accentué leur ras le bol.
M. L.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M L
Source : www.lesoirdalgerie.com