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Chaâbi-kabyle, la fusion gagnante



"Les sonorités de style chaâbi m'ont bercé depuis mon enfance. J'écoutais passionnément Cherif Hamani, Matoub Lounès et Kheloui Lounès, et cela m'a permis de développer une passion, une oreille musicale et un amour pour ce style que je trouve personnellement très authentique", a déclaré l'artiste.Passionné de chaâbi depuis son enfance, le jeune chanteur Aghilas n'Zouvga, de son vrai nom Ikhebassen Takfarinas, ne songe désormais qu'à sortir des sentiers battus pour explorer de nouvelles sonorités pouvant donner lieu à un tout nouveau style, sans toutefois s'éloigner de ce genre populaire qu'est le chaâbi.
"Mon style, c'est le chaâbi. Mais je projette de diversifier un peu plus les sonorités, les airs et même les instruments, notamment dans le prochain produit", nous a expliqué ce jeune chanteur, qui semble avoir assez de capacités et de talent pour se projeter dans un avenir musical assez prometteur.
"Les sonorités de style chaâbi m'ont bercé depuis mon enfance. J'écoutais passionnément Cherif Hamani, Matoub Lounès et Kheloui Lounès, et cela m'a permis de développer une passion, une oreille musicale et un amour pour ce style que je trouve personnellement très authentique." Il estime toutefois que cela ne sert à rien de reproduire ce qui a été déjà produit par d'autres et qu'il faut donc savoir apporter sa propre touche.
"La musique est l'un des éléments fondamentaux de notre culture que nous devons respecter, développer et faire évoluer avec passion et attention", a-t-il affirmé à ce sujet. Néanmoins, la musique pour lui, tout comme les autres disciplines artistiques, transmet des valeurs culturelles, et cela doit constituer aussi le gouvernail qui guide un artiste.
"La musique, à l'égal des autres arts comme la littérature, la peinture et le théâtre, transmet de manière vivante l'âme, l'esprit de nos valeurs culturelles à travers le temps", a-t-il, ainsi, souligné, affirmant que c'est ce qu'il a d'ailleurs essayé d'appliquer dans son premier album, intitulé Agh-its, produit en juillet 2019. "L'opus comporte six titres qui traitent du chagrin d'amour.
Le style que j'ai emprunté dans cet album se situe dans du chaâbi kabyle, avec parfois des airs orientaux." Et au jeune artiste de préciser que son prochain CD est déjà en préparation et qu'il sortira en 2021. Aghilas se souvient aussi de ses premiers pas dans la chanson avec ses amis du village Zouvga et l'échappatoire qu'était pour lui la musique à cette époque. Il exprime à travers elle ses émotions, ses rêves, ses espoirs et aussi ses inquiétudes.
"Comme la musique est un élément de ma vie, elle m'aide à m'identifier et à aller de l'avant, quelles que soient les difficultés rencontrées." Natif du village Zouvga, dans la commune d'Illiltène, Aghilas n'Zouvga a choisi ce nom d'artiste comme un clin d'?il à ce village de Kabylie situé en plein c?ur du Djurdjura. "C'est ici même que j'ai fait mes premiers pas dans la vie et dans le milieu artistique", a-t-il souligné. "De ce fait, j'ai privilégié les mots qui correspondent simplement à mon identité artistique."

K. Tighilt
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