
Ainsi, la «trahison» sultanesque n'est pas passée inaperçue à Moscou et un premier tir de semonce vient d'être envoyé : les compagnies aériennes russes ont reçu un avis sur une possible suspension des vols charter à destination de la Turquie.En décrypté : le Kremlin menace au minimum d'assécher à nouveau le flux de touristes russes dont est accro l'économie turque. Et plus si affinité. A suivre... Car les Russes ne se démontent absolument pas. En passant, notons qu'au moment où le Donald envoyait ses missiles, la Russie et le Nicaragua s'accordaient pour des exercices militaires communs en pleine chasse gardée latina de l'empire, où Moscou a d'ailleurs peut-être déjà une station d'écoute. Tu m'embêtes en Lituanie, je t'embête en Amérique centrale. Mais revenons à notre Syrie... Nous évoquions dans une récente chronique l'avertissement irano-russe très sec si Washington franchit à nouveau ce qui est maintenant qualifié de «ligne rouge» : «Désormais, toute agression, quel qu'en soit l'auteur, fera l'objet d'une réponse par la force ? et les Etats-Unis connaissent les moyens dont nous disposons pour cela». Ambiance, ambiance... En réalité, il semble que cette sommation provienne du Hezbollah en Syrie et de l'Iran, sans que les Russes n'aient été pleinement consultés. Interrogé, le Kremlin «n'est pas au courant et ne peut pas confirmer», mais, chose intéressante, reste vague et n'infirme pas non plus. Prenons cela comme un avertissement officieux laissant planer un délicieux doute...Selon le Saker (qui nous semble, comme à son habitude, bien pessimiste par ailleurs), les 36 Tomahawks évaporés étaient de fabrication récente, ne se sont évidemment pas perdus dans la nature et n'ont pas été descendus par les systèmes anti-missile ; ils ont été brouillés par les systèmes électroniques russes et détournés de leur cible. Nous avions parlé plusieurs fois de l'avance russe en matière de guerre électronique : le Pentagone vient-il de se prendre une claque sur les bords de la Méditerranée ' C'est bien possible et ce ne sont en tout cas pas les infantiles excuses du CentCom qui feront penser le contraire. Elles ont au moins le chic d'amuser la toile. Plus embêtant encore pour les Follamours, les Etats-Unis ont dû réduire assez drastiquement leurs sorties aériennes en Syrie contre l'EI par crainte de possibles représailles russes. Rappelons que Poutine a officiellement coupé le canal de communication visant à éviter les incidents aériens. Théoriquement, tous les coups sont permis dorénavant. Les bombardiers qui sortent encore, maintenant accompagnés par une escorte de F22, sont «lockés» par les radars russes. Comble de l'ironie, il se pourrait même (le conditionnel reste de mise) que le F22, ce chasseur «furtif» qui a coûté une véritable fortune, soit lui aussi fixé par les radars de ces maudits Ivan... (A suivre)
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Chérif Abdedaïm
Source : www.lnr-dz.com