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250 familles en attente de relogement



250 familles en attente de relogement
Quelque 250 familles, qui occupent des habitations précaires au centre de transit appelé par les habitants d'El Biar «la Caserne», attendent depuis des années leur relogement.D'après un élu local, «les responsables de la wilaya, à leur tête le wali, sont favorables pour reloger ces familles. Nous attendons toujours la concrétisation de cet engagement qui, faut-il le souligner, tarde à voir le jour». Le site de transit fait partie d'autres sites concernés par les opérations de relogement lancées par la wilaya, à l'instar de Aïn Zeboudja, ou encore la cité Douiyeb, à Châteauneuf. En attendant que le rêve de ces citoyens se réalise, aucune information officielle les concernant n'est venue les rassurer sur leur devenir. «Nous sommes entrés dans une interminable et pénible expectative.
Nous vivons, de ce fait, au jour le jour. Nous ne pouvons même pas arranger nos maisons, car nous sommes éventuellement appelés à déménager. Si notre relogement est programmé, qu'ils nous le disent au moins.
Cela nous permettra de nous projeter dans l'avenir», disent-ils. D'après le même responsable local, «ce centre de transit a été ouvert en 1989, après le séisme du mois d'octobre de la même année. 19 familles ont été recasées provisoirement dans ce site, par l'Assemblée d'alors». Durant la décennie noire, d'autres familles s'y sont installées, «seuls 25% des occupants du site la Caserne sont issus de la commune d'El Biar. Les autres familles qui sont venues par la suite sont originaires des wilayas de Médéa et de Jijel. La situation d'insécurité qui régnait dans ces régions du pays les a contraintes à fuir avec femmes et enfants pour s'installer dans le centre de transit, qui est devenu entre temps insalubre et précaire», explique-t-il.
Selon notre interlocuteur, le terrain qui abrite le centre de transit appartenait initialement au ministère de la Défense nationale (MDN), et le recasement de ces familles ne peut excéder un certain temps. Les occupants du centre continuent de vivre dans des conditions déplorables. «La plupart de nos enfants sont atteints de maladies respiratoires et allergiques. Nous vivons dans des conditions inhumaines», dénoncent-ils. Ces familles ont été recensées par les services de l'APC à maintes reprises et ont dû fournir plusieurs fois des dossiers administratifs. «Nous avons été recensés en 2007 et en 2013, par l'APC d'El Biar.
Quant aux dossiers, nous en avons fournis plusieurs. Les services de l'APC les ont égarés, ce qui nous a obligés à fournir d'autres dossiers, sans pour autant voir le bout du tunnel», s'insurgent-ils. Et de conclure : «Nous faisons confiance aux responsables de la wilaya. Par contre ceux de l'APC d'El Biar se sont illustrés par leur indifférence totale à notre égard. Nous gardons cependant l'espoir de faire partie de la 24e opération de relogement de la wilaya»..
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