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Une ville, une histoire



Une ville, une histoire
Emigration - L'effet Boston ayant fait des émules, il ne se passe pas une année sans qu'un Sigois dépose ses valises dans cette mégapole de plusieurs millions d'habitants.
L'émigration des Algériens, principalement vers le Canada, a commencé, en fait, dès les années 80.
On compte aujourd'hui dans ce vaste pays de neige et de glace plus de 22 000 citoyens qui y travaillent et qui y résident. La plupart d'entre eux sortent des grandes écoles et ont occupé des postes de cadres, soit à l'université, soit dans les hydrocarbures, soit dans les hôpitaux en qualité de médecins spécialistes ou de chirurgiens-dentistes.
Quelques-uns ont réussi dans leurs spécialités au-delà de toute espérance.
L'émigration des Algériens vers les Etats-Unis, en revanche, est très différente. Et pour cause.
Les Etats-Unis d'Amérique ont toujours été dans l'imaginaire populaire le symbole de la réussite, le creuset où tous les espoirs sont permis et où tous les rêves, même les plus fous, peuvent être réalisés.
C'est à partir des années 80 que les premiers grands flux migratoires ont commencé. Certains sont partis pour tenter l'aventure dans un pays qui les a toujours fascinés et d'autres ont embarqué pour les rives de l'Atlantique sans grand pécule et souvent même sans bagage universitaire.
C'est le cas des Siglis.
Sig est une petite daïra insignifiante de la wilaya de Mascara, un gros village rural qui a ceci de particulier, il est le plus grand producteur d'olives de l'Oranie et sa variété, «la sigoise» est appréciée dans le monde entier.
Et c'est un simple chauffeur d'une toute simple exploitation agricole qui va, sans le savoir, ouvrir les portes de l'émigration américaine à ses concitoyens.
Sur un coup de tête, certains disent sur un coup de nif contre son supérieur, il décidera de tout plaquer et d'aller vivre loin, très loin d'une dechra qui ne lui a rien apporté.
Un mois plus tard, après avoir longtemps erré à New York, il opte pour Boston où il s'installe et trouve même du travail comme homme de peine dans un grand marché. L'emploi est bien rémunéré. Et comme il est particulièrement débrouillard, il fera venir sa femme et ses deux enfants.
Mandats et cadeaux pleuvent sur sa famille et sa belle-famille. Jaloux de son ascension, ses cousins feront les mêmes démarches et arriveront au bout d'un an à s'envoler pour Boston.
La grande tribu de Sig commence alors à s'agrandir avec d'autres arrivants, triés sur le volet par l'administration américaine. L'effet Boston ayant fait des émules, il ne se passe pas une année sans qu'un Sigois dépose ses valises dans cette mégapole de plusieurs millions d'habitants.
Bref, après Sig, Boston est devenue' la plus grande communauté de Sigois.


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