
Apres le bitume et l'argent du bitume qui fait des ravages dans la wilaya de Mascara, devenue la Californie des entrepreneurs sans scrupules, c'est au tour de plusieurs secteurs clés qui font et défont les dépenses publiques de se voir en haut de la liste, via des entrepreneurs très entreprenants qui ont pignon sur l'administration, en ces temps de magnificence des cours de pétrole qui a complètement corrompu les plus probes et qui risque de mener le pays dans le mur.Pourquoi des sommes abyssales sont constamment jetées par les balcons en toute impunité' Pourquoi réaliser un projet qui est déjà en activité, et ce, depuis la fin des années 1970 ' Pourquoi démanteler un travail de génie pour le renouveler par du toc où des entreprises excellent dans ce terreau lucratif dans la wilaya de Mascara ' Comment peut-on laisser des personnes au dessus de tout soupçon dénaturer notre environnement ' Comment peut-on ordonner le démantèlement de véritables galeries d'évacuations d'eaux pluviales pour les remplacer par des tuyaux qui ne tiennent pas la route ' A qui profitent les profits de ce saccage qui a touché spécialement le secteur des travaux publics ces quatre dernières années' Des questions souvent sans réponse qui nous tarabustent quand on voit des choses pareilles se propager comme une trainée de poudre via des cols blancs intouchables, sont constamment à l'affût de la moindre combine en or pour dilapider davantage de deniers publics. Le canal, ou plutôt l'ex-canal, qui véhiculait des eaux usées et pluviales de la commune de Mamounia et une grande partie de la commune de Mascara, avec un bassin versant équivalent a 8km2, a été complètement désossé via l'Attila des bulldozers et autres marteaux piqueurs. Il ne faut pas être ingénieur ou expert dans ce domaine juteux du «donnant-donnant», c'est carrément un véritable scandale a ciel ouvert ... ou des anomalies, bricolages et autres malfaçons vivotent a l'oeil nu. L'affaire, qui fait couler beaucoup d'encre, n'a pas laissé insensible une certaine catégorie de citoyens avertis, des intellectuels intègres et autres citoyens de la majorité silencieuse, rencontrés sur les lieux de la casse ou les bornes se sont libérées dans le bon sens pour rompre le mutisme sur des sommes faramineuses qui ont été jetées dans les caniveaux, et ce, pour des raisons que l'administration a ses raisons que la raison ne comprend pas. Dans ce contexte exécrable, la garantie de pérennité d'un processus de gouvernance de qualité laisse à désirer ou aucune dispositions spécifiques permettant une occupation temporaire du site, quand des riverains ciblés par ces travaux à la traîne commencent à broyer du rouge, ou des initiatives peu ou proues innovantes favorisant l'appropriation des lieux, pour en faire du gigantisme abyssal et inutile. Le démantèlement des galeries (canal) d'évacuations des eaux pluviales, d'ailleurs dans les normes, qui a été remplacé par des tuyaux (collecteurs) de diamètre 2000mm, s'est avéré un simple égoût élémentaires sans aucune conformité, sans cadre réglementaire plein d'additions et de soustractions dans une sorte de travaux pratique dans les travaux publics, le tout est ficelée dans un coût étonnement douteux qui frôle les 20 milliards. Quand on liste l'ensemble des indicateurs dans ce qui se fait comme rapiéçage sans tenir compte de l'emboitement des échelles du projet (les quartiers, rues, ilots, etc.), le tout méprisé dans la mesure des performances et de préconisations. L'organisation et le suivi des travaux à l'exemple des autres rafistolages qui se pratiquent dans le secteur des travaux publics demeurent trop limités, pour dire qu'aucun respect de la réglementation d'hygiène et de santé. Pour plus de précisions, il est utile de rappeler que l'ancien volume que véhiculait le canal en question était de l'ordre de 36000 M3, ou le schéma d'assainissement s'étale sur une distance de 3000 mètres de longueur sur 4 mètres de large et 3 mètres en hauteur, expulse directement les eaux pluviales et les eaux usées au sein du jardin Pasteur, pour être acheminé jusqu'à la station d'épuration des eaux usées (STEP). Selon des techniciens, cette nouvelle onéreuse conduite circulaire ne pourra jamais remplacer l'ancien canal qui était pourtant en activité, «nécessitait» aux yeux de plusieurs de nos orateurs, d'une simple rénovation, et dont seulement quelques fractions de cette galerie demandait une simple opération de réhabilitation, via une enveloppe dont l'avenant aurait été abordable, c'est-à-dire un montant engagé sincère. En plus de ces aberrations, il y a lieu de souligner la mauvaise pose des tuyaux en question, des centaines de malfaçons visibles a l'oeil nu (voir photo) ou les tuyaux de 2000 mm ont été ensevelis sans être consolidés par du ciment, et ce, pour faire face à d'éventuels fuites d'eau pluviales et eaux usées, etc. En raison des modifications subies, on constate étrangement une différence de deux tiers du volume qui aurait été initialement perdu dans ce bric à brac des entreprises qui activent dans la wilaya de Mascara. Vérifiable suivant un calcul des dimensions des deux figures ou le volume circulaire est égal à 3 ; 14 par rayon au carré 1 par 3000=9420M3. Nous laissons le soin aux hydrauliciens d'apprécier les commentaires des connaisseurs dans ce domaine, où les pays qui, se respectent font de la gestion des eaux pluviales et usées leur credo majeur en termes de santé publique et d'équilibre écologique pour le bien-être de leur population, communément appelé «développement durable». Chez nous, c'est malencontreusement un autre son de cloche, où l'affairisme dans la wilaya de Mascara dans les marchés publics douteux fait grincer des dents, d'où les ténèbres rouages de l'économie mafieuse, qui accorde si peu d'importance aux inégalités et à l'environnement. Pour conlure, selon les informations qui circulent, et qui restent à verifier, ils font état de plusieurs requêtes adressées à divers chefferies et ministères concernés par ce grave problème et dont l'objet exige une enquête sérieuse, et ce, en dépêchant une commission ministérielle. Malgré notre insistance, pour de plus amples d'informations, les divers services concernés sont demeurés murés, comme à l'accoutumée dans une wilaya à guichet fermé en ce mois de carême.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mnaseur Si Mohamed
Source : www.lnr-dz.com