Mascara - A la une

Témouchent : Un cavalier décède dans une cavalcade



Jeudi, au cours de la fantasia en l'honneur de Sidi Tadjine, son saint patron, la waâda de Aïn El Arba a connu son premier décès accidentel d'un cavalier depuis qu'elle existe.Ce jour était celui de l'accueil des invités et des visiteurs venant de loin. Cela n'empêche qu'après avoir été pris en charge par leurs hôtes de commencer les cavalcades et le baroud pour les poursuivre le lendemain 1er novembre qui correspond à celui de la waada.
Dès jeudi, les chioukhs sont là animant des halqa, les marchands ambulants et tout ce qui va avec la fête foraine en parallèle offrent à la vente, bibelots, bonbons, vêtements et autres. Le succès de cette fête votive fait qu'il n'est pas une âlfa (groupe de cavaliers et leurs montures) qui ne souhaite en être, venant non pas seulement des wilayas limitrophes mais de plus loin. Il y avait une trentaine de âlfa à se relayer pour un tour de fantasia, une alfa pouvant aller de sept à treize cavaliers, soit 300 baroudeurs et leurs chevaux. Dans le nombre, il est des cavaliers qui ne sont pas suffisamment aguerris dans l'art de la fantasia, c'est-à-dire savoir tenir la bride d'un main, le fusil de l'autre et tirer en plein grand galop de façon synchrone avec la âlfa. I
l se trouve que le fusil en déchargeant le baroud opère un violent recul. Il faut être suffisamment entrainé pour le maitriser. Un des cavaliers, âgé de 22 ans, l'a reçu à l'abdomen avec une telle puissance au point d'être désarçonné de sa monture.
En tombant, le choc sur la tête lui a été fatal après son transport à l'hôpital. Vendredi, parti assister après le hirak à la dernière heure de la fantasia et nous informer, nous avons assisté à deux accidents du même type, heureusement sans grave conséquence. Dans un autre cas, ce sont les sangles tenant la selle qui se sont desserrées. Heureusement, le cavalier était excellent et a su tenir sur sa bête et la maîtriser. C'est dire que les traditions se perdent du fait du laxisme dans l'acceptation de l'adhésion à une âlfa.
L'autre phénomène entraînant une dangereuse conclusion est le succès de la waâda qui fait qu'on y vient par milliers d'Alger, Chlef, Tiaret, Mascara, Saïda, Mostaganem, Sidi Bel Abbès et bien d'autres wilayas. L'hospitalité des gens d'Aïn el Arba fait qu'ils les accueillent, les nourrissent et leur offrent le gite selon la tradition. Sauf que le nombre considérable de personnes qui s'y déversent le 1er novembre sont devenus ingérables pour les bénévoles du village.
L'incivisme de trop nombreux visiteurs fait que les consignes de sécurité ne sont pas observées. Des cavaliers ont failli écraser des visiteurs insoucieux, installés sur l'aire de la course pour avoir une meilleure vision.
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