
«Ma femme lutte depuis maintenant treize ans contre le cancer dont elle est atteinte. Elle s'accroche à la vie pour nos quatre enfants», témoigne Daikhe Miloud, l'un des rares artistes peintres de la wilaya de Mascara. Sa femme, répondant aux initiales de R. K., est atteinte, depuis le début de l'année 2001, d'un cancer dans son cou. «Un cas rare», selon des médecins.Dans l'après midi du lundi 24 novembre 2014, cette courageuse femme, malgré sa souffrance, nous a préparé de délicieux biscuits au chocolat et du thé. «Elle a fait ce geste pour manifester sa joie d'avoir fait l'objet d'une attention particulière des représentants de la presse», nous a déclaré Miloud en nous accueillant au domicile de ses parents, dans le vieux quartier Bab Ali, à Mascara. La souffrance de cette mère atteinte d'un cancer est atroce.«Pour ne pas faire souffrir ses enfants, Anis (17 ans), Sanae (13 ans), Israe (9 ans) et Houaria (5 ans), elle cache ses douleurs et endure en silence», ajoutera Miloud avec tristesse. À la souffrance physique et morale qu'endure cette mère, s'ajoute la douleur des dépenses les plus couteuses. «Les examens médicaux comme le scanner, l'IRM et autres analyses biologiques coûtent très cher et nécessitent, malheureusement, des sommes considérables.Récemment, j'ai dû débourser 26 000 dinars pour un examen d'IRM réalisé dans une clinique privée à Oran. Pour cette dépense, la CNAS ne m'a remboursée que 1500 dinars, une somme très dérisoire pour une famille qui a la charge d'une victime d'un cancer», a-t-il avancé. Le seul point positif et soulageant résulte, selon notre interlocuteur, dans le bénéfice du remboursement par la caisse nationale des assurances sociales (CNAS) de 100 % de la majorité des médicaments prescrits.Afin d'éviter toute complication de la maladie, la courageuse mère de famille, nous dit-on, est obligée de changer trois fois par jour le pansement. Une opération qu'elle mène toute seule. «L'achat de produits de désinfectation et d'hygiène coûte environ 15 000 dinars par mois. Toute personne atteinte d'un cancer doit être bien prise en charge», nous a-t-il relaté.Ce qui est navrant pour Miloud est le fait d'avoir dépensé autant d'argent sans que son épouse ne soit rétablie. «Je suis très préoccupé par la maladie de ma femme. Pour que la maman de mes enfants recouvre sa santé, je suis disposé à tout vendre». Daïkh Miloud, lors de notre discussion, n'a pas manqué d'afficher, à plusieurs reprises, son regret quant au déficit enregistré en matière de praticiens spécialistes en cancérologie.Certaines sources proches de cet artiste peintre, qui vivait avec ses quatre enfants dans une pièce de quelques mètres carrés au domicile de ses parents, nous ont déclaré que «la femme de Daïkh, en dépit de sa maladie, n'hésite pas à servir les malades pendant ses jours d'hospitalisation».
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abdelouahab Souag
Source : www.elwatan.com