Mascara - A la une

Suspense



Résumé de la 87e partie - Poirot alla rendre visite à M. Oliver avec un joli bouquet de fleurs'
- La brousse ' Voilà une remarque intéressante.
Ainsi, vous aviez l'impression de vous trouver dans la brousse, effrayée par un paon'
- Je ne sais si j'avais vraiment peur de lui. Après tout, un paon n'est pas un animal dangereux. J'ai surnommé ainsi ce garçon si fastueusement vêtu.
- Avant d'avoir été frappée, vous ne vous doutiez pas que l'on vous suivait'
- Non, mais j'ai l'impression que mon guide m'indiquait une mauvaise direction.
Poirot hocha la tête.
- Ce doit être mon agresseur, reprit Mrs Oliver. Qui cela pourrait-il être d'autre ' Le garçon avec des vêtements crasseux ' II sentait mauvais mais n'avait rien de menaçant. Pas davantage cette endormie de Frances Machin. Elle était juchée sur une estrade, avec ses cheveux de noyée, me rappelant une actrice dont j'ai oublié le nom.
- Vous dites qu'elle était modèle '
- Oui. Pas pour le Paon, pour le garçon malpropre.
Je ne me rappelle plus si vous la connaissez ou non '
- Je n'ai pas encore eu le plaisir de la rencontrer en admettant que ce soit un plaisir.
- Ma foi, elle est assez jolie, à la manière artiste. Beaucoup de maquillage, un fard blanc, une couche épaisse de mascara et les cheveux dans la figure. Elle travaille pour une galerie d'art, ce qui explique qu'elle se mêle aux Beatnicks et pose en qualité de modèle. Comment ces filles peuvent-elles se conduire ainsi ! Elle s'est peut-être amourachée du Paon, à moins qu'il s'agisse du garçon pas lavé...' Cependant, je ne la vois pas bien en train de m'assommer.
- Il me vient une autre idée, Madame. Peut-être que quelqu'un vous a vu suivre David, et vous a suivie à son tour '
- C'est possible ! Je me demande de qui il s'agirait, dans ce cas '
Poirot poussa un soupir.
- Toute la difficulté est là. Trop de gens. Trop de choses. Je n'arrive pas à distinguer clairement.. Je ne vois qu'une fille déclarant qu'elle a peut-être commis un crime. C'est tout ce que j'ai pour me guider et même là on n'arrive à rien !
- Que voulez-vous dire '
- Réfléchissez
La réflexion n'était pas le point fort de Mrs Oliver.
- Vous m'embrouillez toujours ! protesta-t-elle.
- J'ai parlé d'un meurtre, mais quel meurtre'
- Celui de la belle-mère, je présume '
- Seulement, la belle-mère n'est pas morte !
- Vous êtes l'homme le plus irritant que je con-naisse ! Poirot se cala sur son siège, joignit le bout de ses doigts et se prépara - c'est tout du moins ce que prévoyait Mrs Oliver - à passer un bon moment
- Vous refusez de réfléchir, dit-il. Mais pour aboutir quelque part, nous devons réfléchir.
- Je ne veux pas ! Tout ce qui m'intéresse c'est de savoir ce que vous avez fait pendant que j'étais à l'hôpital ' Poirot écarta la question d'un geste.
- Il faut commencer par le commencement Madame. Un jour, vous m'avez appelé au téléphone. J'étais mal en point.., je l'admets, je broyais du noir. On venait de m'adresser une remarque qui me peinait profondément. Vous, Madame, vous avez été la bonté même. Vous m'avez réconforté, encouragé et offert une délicieuse tasse de chocolat. Bien plus ! vous m'avez guidé pour retrouver la trace d'une jeune fille qui pensait avoir commis un crime ! Demandons-nous ce que cela signifie ' Qui a été assassiné' Où' Pourquoi ' (A suivre...)


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