
A peine sa réélection entérinée que le président du COA, Mustapha Berraf, rencontre les premiers obstacles durant ce cinquième mandat. Six membres élus au sein du bureau exécutif de l'instance olympique ont décidé de ne pas cautionner «la démarche» et la «composante» de la structure pour laquelle ils avaient postulé.C'est avec une démission collective d'une partie des membres du BE élus que Berraf a «fêté» sa ré-investiture à la tête du COA. Une réélection qui s'est opérée dans un indescriptible brouhaha et s'est conclue par un énième coup de théâtre œuvre de six présidents de fédération, Hakim Bougadou (FA natation), Ali Slimani (FA basket-ball), Amine Zoubiri (FA badminton), Chérif Derkaoui (FA tennis de table), Larbi Abdelaoui (FA haltérophilie) et Kerboua Mohamed (FA cyclisme). Des élus issus, faut-il le préciser, de fédérations olympiques nouvellement installées et, par-dessus tout, «favorables» à la thèse du MJS qui proposait un changement radical au sein du MSN y compris l'institution olympique.Une sortie quelque peu attendue d'autant plus que le lauréat des élections de ce 27 mai, qui avait subi les pires critiques de la tutelle, ne manquera pas durant sa brève conférence de la presse à mettre le doigt sur l'ingérence ministérielle assurant que «les menaces ne marchent pas», allusion faite aux pressions exercées par le MJS qui, même s'il n'est pas nommément cité, serait derrière la «relation tendue». «J'estime que la gestion du COA se fait d'une manière normale et en toute transparence. Celui qui fait des réserves n'a qu'à nous appeler pour nous mettre autour d'une table et discuter au lieu de parler par voie de presse interposée. Lors de mon prochain mandat, il y aura une harmonie avec les pouvoirs publics», dira-t-il face à un parterre de journalistes qui lui feront remarquer qu'il est impossible de faire fonctionner le MSN en l'absence des pouvoirs publics.A cela, Mustapha Berraf fera valoir son sens de diplomate. «Lors de mon prochain mandat, une harmonie avec les pouvoirs publics doit être instaurée pour le bien du sport national. Je souhaite vivement que les choses s'arrangent avec le MJS», assurait celui qui va s'entourer de ses anciens collaborateurs (Rabah Chebah, Amar Brahmia, Nabil Sadi, Mohamed Meridja, Abdelhafid Izem, Abderrahmane Hamad, Nouria-Benida Merrah et Hassiba Boulmerka) pour mener les affaires du COA. Et c'est justement cette composante où seul le président de la Fédération algérienne de luttes associées (Rabah Chebah) figure parmi les élus issus des fédérations olympiques au sein du bureau exécutif. Un «fait de prince» dénoncé par les signataires de la démission collective qui se disent ne pas se reconnaître «ni dans la démarche, ni dans la composante de ce bureau que nous considérons non représentatif du mouvement olympique algérien», lit-on dans le texte de la démission collective adressée au président de la commission de recours de l'AGE. Un «juge» qui s'est fait représenter lors de l'AGE par procuration en raison de sa maladie.Le «camp Dib» contre-attaqueQui aura, donc, à étudier le recours des démissionnaires mais aussi celui du groupe des 38 signataires d'une seconde missive qui dénonce les « irrégularités » relevées durant le processus de renouvellement du président et de l'instance exécutive du COA ' Une opposition en droite ligne avec la colère du candidat Abdelkrim Dib qui dénonçait la «mascarade». «Les conditions idéales pour le déroulement de ces élections n'ont pas été réunies. Je ne comprends pas le fait que les fédérations d'escrime et de boxe dont la gestion est en suspens ont pu voter. Ces élections se sont déroulées dans un climat malsain», a-t-il signifié aux médias à l'issue du scrutin. Hier, un document signé par 38 présidents et membres statutaires de fédérations a été remis à la commission de recours du COSA et ce, «conformément à l'article 44 du règlement intérieur du COA».Dénonçant la «mascarade électorale orchestrée par le président de la commission de candidature, ancien membre du bureau exécutif sortant, en l'occurrence M. Bouarifi Rabah, désigné à cet effet dans le seul but de manipuler le processus électoral au profit d'une seule et unique personne, le président sortant», les signataires accusent l'ex-président de la FABB d'avoir usé de «tricherie» lors du dépouillement. Autres griefs retenus contre M. Bouarifi et avaient trait à l'absence du fichier électoral (membres de l'AG) et sa non mise à disposition en faveur des candidats, l'absence de la liste des candidats, l'absence d'un huissier de justice ou de superviseurs et la présidence du candidat sortant au sein de la commission de recours au lendemain de l'AGO. Aussi, les signataires du recours tiennent à dénoncer les nombreuses infractions et irrégularités relevées lors du processus de renouvellement de l'instance olympique à l'exemple de la présence d'un membre mandaté par la FA boxe, M. Nabil Saâdi en l'occurrence, sans qu'il soit membre élu au sein de cette dernière, la présence d'une personne ayant voté au nom de la fédération d'escrime sans en avoir la qualité(président régulièrement élu), le retrait d'un candidat à la présidence(M. Sid Ali Lebib) sans que son nom ne soit retiré du bulletin de vote, le refus d'installer un bureau de vote élu parmi les membres de l'AG tel que formulé par les congressistes, la non-conformité de l'isoloir(absence d'un rideau) etc.Par conséquent, les signataires de la lettre de recours interpellent le président de la commission de recours à invalider le scrutin «entaché de fraude» et «l'organisation d'une autre assemblée générale élective» et ce, «conformément à la charte olympique et les valeurs de l'olympisme.» Ce recours appuyé par Mlle Fatma-Zohra Oukazi (membre de l'AG et membre du BE de la FAVB membre de la commission électorale de l'AGE du COA) qui se joint aux présidents des fédérations et les membres statutaires de l'AG du COSA en demandant «le rejet des résultats des élections» et la convocation d'une «AG extraordinaire élective».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M B
Source : www.lesoirdalgerie.com