Le conflit
israélo-palestinien et par extension israélo-arabe empoisonne les relations
internationales en mettant la région en situation de guerre permanente après
plus de 60 ans, suite à une décision injuste des Nations unies spoliant un
peuple de sa terre et une idéologie sectaire et colonialiste, qu'est le
sionisme.
Il est bon,
d'abord, de rappeler un bout d'histoire que cachent les sionistes, car
contradictoire avec leur idéologie: Les juifs ont toujours habité aux côtés des
Arabes et des musulmans. Ils y ont de tout temps vécu en bonne intelligence.
Ils les ont toujours protégés comme étant un peuple ‘cousin' mais aussi par
leur présence même dans les pays arabes ou musulmans. Les Juifs, comme les
musulmans, ont subi les affres et les tueries des croisades et de la
Reconquista. Le sentiment de haine que l'on attribue aux Arabes est dû aux
cruautés qu'inflige Israël aux Palestiniens après les avoir spoliés de leurs
terres, oubliant que c'est l'Europe qui a programmé leur extermination. Même
lors de la 2ème Guerre mondiale, ce sont les Arabes et les Turcs qui ont caché
des juifs pour les protéger des nazis. Pour se ‘débarrasser' du Juif, l'Europe,
par le biais des Britanniques, imagina un stratagème avec des éléments juifs
pour les «caser» en Palestine suite à la chute de l'Empire ottoman.
En déclarant la création d'un État factice
sur une terre appartenant à un peuple, sous le joug britannique, en faisant
migrer des juifs de tous les pays et particulièrement les rescapés de la Shoah
pour les substituer aux autochtones, les Européens et les États-Unis allaient
créer un foyer de tension régionale permanente dont toute solution actuellement
est rendue irréalisable par le Sionisme ; cette «idéologie politique
nationaliste prônant l'existence d'un centre spirituel, territorial ou étatique
peuplé par les Juifs afin de redonner aux Juifs un statut perdu depuis
l'Antiquité ; justifiée par la tradition biblique qui désigne sous le nom
‘d'Eretz Israël' la ‘terre promise par Dieu au peuple juif'». Tous les maux
viennent donc de cet outrage et de cette politique irresponsable du ‘tout' et
du ‘rien' d'Israël que soutient aveuglément l'Occident et où la collusion entre
les élites dirigeantes et le régime sioniste est sans réserve. Pour appuyer
leur stratégie toute une foule d'organisations et ‘d'intellectuels de service',
imposteurs de l'intelligence humaine, est mise à contribution pour permettre
d'atteindre leurs objectifs sournois en distillant leur venin dans les esprits
: qui pour culpabiliser; qui pour détourner l'histoire ; qui pour pervertir la
réalité quotidienne du conflit israélo-palestinien ; qui pour brandir aux
éclairés et aux États l'infâme chantage à la dictature ou à l'antisémitisme
pour les obliger à se plier ou à se taire ; qui pour diaboliser des pays comme
l'Iran, la Syrie, le Soudan, le Pakistan et bien d'autres. La plus influente
organisation est bien l'AIPAC. Avec un budget de plus de 45 millions de dollars
ce lobby pro-israélien américain a pour but de veiller à maintenir l'alliance
stratégique entre ‘l'État hébreu' et les États-Unis permettant de garantir ‘la
survie d'Israël'. «C'est l'organisation de lobbying la plus influente en
matière de politique étrangère», affirme son site Internet. Elle a de solides
soutiens politiques notamment au Congrès américain. Toutes les tentatives de la
communauté internationale, y compris des Arabes, se sont traduites par des
échecs du fait de l'entêtement de tous les dirigeants israéliens, de tous les
gouvernements. Même, les 65 résolutions de l'ONU condamnant leurs faits et gestes
n'ont pas donné de résultats ; car toujours en ‘sommeil'.
En faisant le
point, il a fallu donc plus de 18 années de «processus de paix» pour aboutir à
un bombardement au phosphore blanc de la population de Gaza, à la construction
du mur de la haine, à une intensification des colonisations avec son cortège
d'expropriations et d'expulsions et enfin, comme si l'affront n'a pas de
limite, voila que la boucle de l'absurde se referme par l'intégration des
monuments islamiques au patrimoine historique… juif ! Cela prouve bien que l'on
ne peut négocier avec un adversaire non crédible et des médiateurs partiaux et
versatiles à leur tête l'Amérique. Le ballet incessant de personnalités
occidentales à la recherche d'une solution - toujours liées aux conditions
d'Israël qui vise d'autres objectifs attachés aux principes mêmes du Sionisme -
s'apparente à une mascarade diplomatique dont le levier est bien le lobby
sioniste mondial. De quelle solution pourrait-il s'agir quand Ariel Sharon,
lors d'un meeting de militants du parti d'extrême droite Tsomet (AFP, 15
novembre 1998) annonçait «Tout le monde doit bouger, courir, et s'emparer
d'autant de collines qu'il est possible pour agrandir les colonies parce que
tout ce que l'on prendra maintenant restera à nous. Tout ce que nous ne
prendrons pas par la force ira à eux». De quelle solution s'agirait-il quand le
même Sharon donnait cette sentence à Shimon Pérès le 3 octobre 2001 «À chaque
fois que nous faisons quelque chose, vous me dites que l'Amérique fera ceci ou fera
cela. Je veux te dire une chose très claire: ne t'inquiète pas des pressions
américaines sur Israël. Nous, le peuple juif, contrôlons l'Amérique, et les
Américains le savent».
Cela confirme
bien la puissance des lobbies, toujours en veille, pour dicter leurs volontés
aux gouvernements des États occidentaux ! Écoutons Éva sur son site R-sistons
‘à la désinformation‘ : «Tous les politiques y font allégeance pour s'attirer
les faveurs d'un lobby qui, par sa puissance financière et médiatique, fait et
défait les gouvernements». À ce propos, Éva ‘enfonce le clou' en publiant un
long article intitulé «J'accuse le CRIF d'avoir colonisé la France, de l'avoir
dévoyée». Il ne reste donc aucun brin d'espoir voire aucune confiance. La
solution ne peut donc être que celle de la résistance, que prônent toujours des
parties palestiniennes à qui le temps a donné raison ; et au diable la
propagande impérialo-colonialiste quand on sait que la victoire sur l'injustice
sera toujours au rendez-vous ! Ce serait donc le résultat de la politique de
«deux poids et deux mesures» - ‘saturée' de contradictions - que l'Occident a
toujours adopté en soutenant une idéologie que condamnent la raison et
l'histoire sous le prétexte fallacieux de la «sécurité d'Israël» qui ont mené
les choses vers l'impasse. Quelle autre solution resterait-il ? Le monde est en
face d'une bande de mercenaires et de brigands qui prennent en otage l'ensemble
des juifs pour assouvir leurs instincts de domination du monde ; poussant
l'effronterie jusqu'à détourner à leur profit et sans fin l'histoire dramatique
qu'est l'holocauste. Voici ce que disent des associations juives : «notre
soutien au peuple palestinien n'est pas seulement un acte de solidarité. Nous
sauvons aussi notre peau au nom d'histoires et d'identités que le sionisme veut
faire disparaître». Que penser lorsqu'une officielle américaine propose une
reprise des négociations de paix «sans condition préalable», c'est-à-dire sans
gel des colonisations selon le vÅ“u d'Israël, au moment où la communauté
internationale (à leur tête les USA) déclare que «la poursuite des
constructions sur les terres palestiniennes est illégale», car «constituant un
handicap aux accords de paix». Quelle crédibilité, donc, accorder à un
gouvernement lorsqu'un de ses membres adopte une “stratégie” opposée à celle de
son Président. La voici maintenant “irritée” à l'annonce de nouvelles
constructions juives à Jérusalem-Est qu'elle considère comme “un signal
profondément négatif quant à l'approche par Israël de la relation bilatérale”.
On peut comprendre qu'elle lui reproche, non pas le principe de la
colonisation, mais plus son annonce en ces moments de début des ‘négociations
indirectes' ! Parions qu'elle changera vite de langage. Quant à Kouchner
habituellement prompt à réagir directement quand il s'agit des intérêts
d'Israël - avec ses incongruités du genre «les armes du Hezbollah constituent
un obstacle à la relance des négociations israélo-syriennes» ou «qu'il serait
plus «facile» de rapprocher Israël et la Syrie «s'il n'y avait pas le
Hezbollah»» ou encore que «la situation en Iran pourrait conduire à une fuite
en avant de certains responsables iraniens, et cela est dangereux, car le
Hezbollah possède des armes et il pourrait se produire des évènements
regrettables et condamnables» etc. - le voilà embusqué dans la condamnation du
“quartette” ! On constate bien que la solution, à certains conflits dans le
monde ne peut venir que de cet occident ‘lié' même si la volonté politique
existe ! Comment se fait-il que l'occident s'intéresse, maintenant, avec un
rare empressement au conflit israélo-palestinien pour en rechercher une
solution «rapide» lui, qui tergiversait depuis plus d'un demi-siècle ? «Nous
avons besoin d'un accord négocié de paix, il doit arriver rapidement,
maintenant» déclare la chef de la diplomatie de l'UE, Catherine Ashton.
En fait, il y a
une donne essentielle qui est apparue sur l'échiquier politique et militaire,
qui préoccupe profondément l'Occident et qui le fait courir, ainsi, pour
trouver une solution “définitive” au conflit. Il s'agit du rapport de force
inattendu que bouleverse l'Iran dans la région avec son entrée dans la “cour
des grands”, suite au développement sans précédent de son industrie en
particulier militaire de défense et surtout dans le domaine de l'énergie
nucléaire civil - que l'on soupçonne sournoisement à des fins militaires -
malgré plus de 30 années d'embargo, dont 8 années de guerres avec l'Irak ;
soutenu par ce même Occident ! Il y a donc de quoi mobiliser tous les moyens
pour empêcher ce pays d'entraver leur stratégie hégémonique sur cette région,
riche et vitale, où Israël est leur ‘gendarme' ou leur “corps de garde” et
dont-ils font bénéficier de tous les égards. Celui-ci le sait parfaitement et
il en profite allègrement pour faire avancer sa stratégie sioniste, pour
bafouer impunément les lois internationales ou faire des déclarations
belliqueuses récurrentes ; comme il l'entend.
Ce nouveau
rapport de force est consolidé par ce qu'on appelle le camp de la résistance
(Iran, Syrie, le Liban et Hamas) que l'occident s'évertue à diviser par toutes
sortes de diversions et de campagnes “d'intoxication”. Voici ce que dit Joe
Biden lors d'un discours à l'université de Tel-Aviv : «Le plus grand danger
vient de l'Iran qui défie la communauté internationale en voulant se procurer
des armes nucléaires et en soutenant le Hezbollah». Au sujet du nouvel
ambassadeur américain en Syrie, il a déclaré: «nous renforçons nos relations
diplomatiques avec la Syrie, mais nous garderons les yeux ouverts au risque de
voir la Syrie en train d'agir d'une façon qui pourrait menacer la sécurité
d'Israël et de la région». On comprend bien la stratégie visant l'isolement de
cet Iran irréductible ; en priorité car il est bien devenu une puissance
régionale, incontournable dans la solution et la prévention des conflits de la
région. Il ne reste plus d'autres options, à l'Occident, que d'accepter la
réalité, de s'en accommoder en y engageant des négociations sur de nouvelles
bases saines. Ce basculement n'est pas pour arranger le sionisme qui a encore
d'autres objectifs. Et il usera de tous les moyens pour se perpétuer ; quitte à
entrainer encore l'occident dans de nouvelles guerres «par procuration». Le
régime sioniste se trouve, en effet, en plein désarroi au vu des échecs
cuisants qu'il ne cesse de récolter depuis quelques années malgré l'aide
inconditionnelle des occidentaux. Ses déboires se constatent dans toutes ses
actions. Que ce soit contre les palestiniens - le cÅ“ur du problème - le Liban,
la Syrie ou l'Iran auxquels on peut ajouter la crise avec la Turquie, mais
aussi le reste du monde. Le sionisme a usé de tous les moyens de pression
(ruses, fourberies, mensonges, menaces), par Occident interposé, pour faire
plier ce front, mais sans résultats. Le Liban devait être écarté de la Syrie
avec l'objectif de désarmer le Hezbollah. La Syrie devait être isolée en la
faisant accuser, entre autres, de l'assassinat de Hariri. L'Iran devait être
déstabilisé en lui fomentant toutes sortes de complots, en tentant
d'internationaliser cette prétendue «menace nucléaire iranienne» et lui faire
subir des sanctions contraignantes. On peut ajouter le bombardement hasardeux
de Gaza qui a causé plus de 1400 morts suivi d'un blocus ignoble que dénoncent
des ONG. Les enfants qui meurent pour insuffisance de nourriture et de
médicaments. Des assassinats ciblés en usant effrontément et sournoisement de
passeports de pays ‘amis'. Des assassinats de journalistes et des pacifistes.
Des destructions des maisons palestiniennes. Des outrages continus à l'ONU et
aux Lois internationales. De l'encombrant rapport Goldstone etc. Le sionisme
traverse les moments les plus difficiles de son histoire en s'y enlisant dans
une situation paradoxale de «ni guerre ni paix».
La paix
affaiblirait son armée et une nouvelle guerre pourrait signifier son suicide du
fait du nouveau rapport de force et du soutien certain de tous les pays arabes
et musulmans. Même son “dôme de fer” et la guerre psychologique ne peuvent lui
permettre de continuer de coloniser, d'agresser impunément. Les sionistes
eux-mêmes doutent de leurs politiques et sentent leur rejet par ceux-là mêmes
qui les soutiennent sachant que la majorité de ceux-ci le font, soit par
hypocrisie, par intérêts, par crainte ou carrément par antisémitisme; «pour
s'en débarrasser». Voici quelques extraits de ce que dit l'Institut de
recherches ‘Reut institute' de Tel-Aviv dans un rapport au gouvernement de
Netanyahu : «Israël est confronté à une campagne mondiale de dé-légitimation
visant à l'isoler …» ; «La diabolisation d'Israël vise à nier sa légitimité et
à le présenter comme une entité coloniale associée à des pratiques nazies, à
l'apartheid ou au racisme». Ce même rapport fustige notamment «des
manifestations hostiles aux représentants israéliens dans des universités
étrangères ou sur les stades, des appels au boycottage des produits fabriqués
en «Israël»», ou encore «des tentatives visant à arrêter et poursuivre en
justice à l'étranger des responsables israéliens». Il met en cause un réseau
mondial d'individus, d'associations et d'ONG dont le dénominateur commun est de
présenter Israël comme «un État paria et de nier son droit à l'existence». Le
désarroi est tel qu'un spécialiste en histoire militaire le professeur Karfeld,
déclare sur la 7ème chaîne sioniste, qu' «Israël possède des centaines de têtes
et fusées nucléaires qui dépassent la capitale italienne, Rome, et les autres
capitales européennes qui seront certainement des cibles de l'aviation
israélienne si le gouvernement ressentira un effondrement décisif ou proche des
frontières d'Israël et nous sommes vraiment capables de détruire le monde
entier !»
En effet, la
raison d'exister du Sionisme dépend, en fait, de la perpétuation du conflit du
Moyen-Orient dont le sionisme originel fixe comme objectif et finalité la
création d'un «État juif» en Palestine. Dès lors que le sionisme se fixe un
nouvel objectif caché visant la domination ‘mondiale' par l'infiltration des
gouvernements surtout occidentaux, en s'appuyant sur des lobbies juifs
puissants, toutes les solutions avancées pour mettre fin au conflit, dont-il se
nourrit et par lequel il existe, seront systématiquement sabordées. Car cela
signifierait la fin de l'alibi permettant l'existence même de cette idéologie -
dont l'essence est l'expansionnisme- et donc la ‘fin de mission' de toutes les
organisations sionistes qui activent en occident. L'expansion ne peut être
possible sans un état de guerre permanent, dont il doit être toujours dominant,
et une migration continue de juifs ; qui justifierait de nouvelles
colonisations. En somme, le sionisme “mondial” ne peut exister sans le sionisme
“Israélien”. Ainsi, la réponse de Netanyahu à l'Amérique par un refus de
l'arrêt de l'expansion et de continuer les constructions «comme depuis 42 ans»
est des plus logiques, car obéissant à une doctrine dont-il n'est pas le
maitre! Que peut bien faire ensuite la «communauté internationale» y compris
les Juifs, quand ils sont otage de ces lobbies gardiens de la doxa ? Au sujet
de la domination du monde, voici une déclaration de Begin (prix Nobel de la
paix) : «Notre race est la race des maîtres.
Nous sommes des
dieux divins sur cette planète. Nous sommes aussi différents des races
inférieures comme ils le sont des insectes.... Les autres races sont comme
l'excrément humain. Notre destin doit être de régner sur ces races
inférieures». À propos de l'infiltration voici ce que conseil D. Strauss-Kahn
aux juifs : «Je considère que tout Juif de la diaspora, et donc de la France,
doit partout où il le peut, apporter son aide à Israël.
C'est d'ailleurs la raison pour laquelle il
est important que les Juifs prennent des responsabilités politiques». Mais M.
Freeman, esprit libre, assène : «La stratégie du lobby israélien touche le fond
du déshonneur et de l'indécence, et comprend la diffamation, les citations
sélectives inexactes, la déformation volontaire d'un dossier, la fabrication de
mensonges, et un total mépris de la vérité. L'objectif de ce lobby est le
contrôle du processus politique par l'exercice d'un droit de véto sur la
nomination des personnes qui contestent le bien-fondé de son point de vue, la
substitution d'une justesse politique de l'analyse , et l'exclusion de toutes les
options pour la prise de décisions par les Américains et notre gouvernement
autres que celles qu'il favorise». Cependant, dans cette phase d'évolution du
sionisme, les 2 conditions (état de guerre avec supériorité et migration) ne
sont plus remplies. Avec ce nouveau rapport de force et l'arrêt des migrations
vers Israël ce seront, en conséquence, toutes les organisations mondiales
sionistes sur lesquelles s'appuie le système sioniste, pour dominer le monde,
qui se trouveront compromises dans leur existence. L'Iran considéré comme étant
la cause de ce nouveau rapport de force devient alors la 1ère cible du sionisme
mondial. William A. Cook, professeur et auteur d'un ouvrage sur la politique de
Bush au M.O (Tracking Deception: Bush's Mideast Policy) affirme ceci :
«N'est-il pas évident, aujourd'hui, que la direction de la politique américaine
au sujet de l'Iran, et notre invasion préemptive de ce pays, quasi certaine au
service d'Israël, est dirigée par la même coterie d'individus qui nous ont
entraînés dans la désastreuse guerre en Irak – Podhoretz, Wurmser, Perle,
Feith, Kristol, Kagan, Krauthammer, Abrams et d'autres… ces chiens de guerre à
qui cela ne fait absolument rien d'envoyer les fils et les filles des autres
aller faire les guerres qu'ils mènent si éloquemment dans ce qui leur tient
lieu de cervelle, tandis qu'ils sont assis devant leur ordis, menant à la mort
des gens qu'ils n'ont jamais rencontrés?».
En ce qui concerne les Arabes dont le ‘choix
de la paix' a toujours été piétiné en ne recevant, comme réponse, que l'option
de guerre du côté israélien, ils doivent changer en urgence en admettant
d'abord les limites de leur stratégie et ensuite d'en adopter une plus
offensive en relation avec le nouveau rapport de force qui se caractérise par
la chute du mythe de l'invincibilité d'Israël, par les nouvelles capacités de
riposte du ‘camp de la résistance', par les nouvelles alliances stratégiques en
cas d'agression, par la mise à nu des objectifs cachés sionistes, par la
nouvelle vision de la communauté internationale sur les conflits du
Moyen-Orient. Il s'agit, pour les Arabes, d'un moment historique qui leur est
particulièrement favorable. Ils peuvent commencer pour la question
palestinienne - en attendant la restructuration totale la «Ligue arabe» qui a
montré ses limites depuis sa création en 1945 - par chercher un cadre de
concertation et d'actions plus dissuasifs et plus contraignants envers les
supporters d'Israël. Etudier rapidement la riposte de se retirer de toutes
négociations dites de «paix» qui, comme le monde le constate, ne sont plus
crédibles. Les dernières proposées, acceptées pour la énième fois par les
Arabes et ‘torpillées' par Israël en sont la preuve récente. Soutenir et
intégrer l'Iran dans la stratégie de riposte. Lier les intérêts économiques des
Etats Unis et de certains pays Européens dans la région au règlement définitive
du problème palestinien. Si l'opiniâtreté de la Libye envers les USA et la
Suisse a donné des résultats qu'elle en serait l'aboutissement si les pays
arabes s'y engagent de concert ? Les positions fermes du leader libyen ne sont
farfelues que pour ceux qui acceptent l'humiliation ! Le monde ne pourra que
comprendre et admettre tout ce qui vise à faire cesser l'esprit belliqueux,
expansionniste et entêté du sionisme. Pour le président de J-Street (un nouveau
lobby juif Américain, anti-AIPAC, qui soutien Obama dans sa vision du
Moyen-Orient) «les actions provocatrices d'Israël non seulement minent les
négociations, mais affaiblissent la crédibilité des États-Unis dans une région
d'intérêt vital pour la sécurité nationale». Il y a aussi un autre lobby
puissant qui semble se manifester par des signes montrant ne plus vouloir
lancer ses soldats dans de nouvelles aventures aux conséquences désastreuses.
Il s'agit de l'armée américaine. En mettant leurs pouvoirs économique,
financier et politique contre le régime sioniste ; comme option de défense
légale, les choses changeront fondamentalement au Moyen-Orient. Les pays
arabes, acteurs déterminants dans le processus, doivent admettre l'impossible
solution avec le sionisme et rejoindre le camp de la résistance pour y unir
leur puissance et se défaire de cette crainte illusoire que leur inspire
l'occident. Au fond, quel est le meilleur choix que de se fier à son peuple et
le suivre pour les questions existentielles avec l'assurance d'être soutenu ou
compter sur un “protecteur” versatile réagissant selon ses seuls intérêts et
qui vous abandonne à la moindre occasion ? Dans notre cas, la résolution du
problème palestinien est la question vitale. Si cette option devait être
retenue, le conflit israélo-palestinien et par extension israélo-arabe serait
définitivement clôs et l'idéologie sioniste arriver, avant terme, au bout de
son évolution historique; c'est-à-dire tomber à l'instar de tous les régimes
totalitaires que l'histoire humaine a connus. Au cours d'une interview par
Frank Barat du magazine américain Counterpunch du 6 juin la question suivante a
été posée : «…Pensez-vous que l'appétit d'Israël pour la guerre pourrait éventuellement
mener à son auto destruction ? » ; la réponse de Chomsky est catégorique :
«j'ai écrit il y a des décennies que ceux qui s'appellent «supporters» d'Israël
sont en réalité des supporters de sa dégénérescence morale et de sa probable
destruction suprême. Je crois également depuis des années que le choix clair
fait par Israël de l'expansion au lieu de la sécurité, depuis qu'Israël a
refusé la proposition de Sadate d'un traité de paix complet en 1971, pourrait
bien mener à cette conséquence.» Il est rapporté dans une étude qu'aurait mené
la CIA «un déplacement inexorable de la solution à deux États vers une solution
à un Etat… dans les deux décennies prochaines». L'étude prévoit le retour des
réfugiés palestiniens dans les territoires occupés et l'exode de deux millions
d'Israéliens au cours des quinze prochaines années. «Il y a plus de 500.000
Israéliens qui ont des passeports américains», a déclaré l'avocat Franklin
Lamb, ajoutant que ceux qui n'en n'ont pas, ont déjà fait la demande. Il
précise aussi : «Je pense donc que, au moins pour la population en Israël,
c'est écrit sur le mur...ce qui suggère que l'histoire rejettera tôt ou tard
l'entreprise coloniale». Nous terminons sur un avis tiré du compte-rendu de
Théodor Herzl, considéré plus tard comme le père du sionisme, à un certain
Daniel qui encourageait les juifs à immigrer en Israël: «Le bon Juif Daniel
veut retrouver sa patrie perdue et réunir à nouveau ses frères dispersés. Mais,
sincèrement, un tel Juif doit savoir qu'il ne rendrait guère service aux siens
en leur rendant leur patrie historique. Et si un jour les Juifs y retournaient,
ils s'apercevraient dès le lendemain qu'ils n'ont pas grand-chose à mettre en
commun. Ils sont enracinés depuis de longs siècles en des patries nouvelles,
dénationalisés, différenciés, et le peu de ressemblance qui les distingue
encore ne tient qu'à l'oppression que partout ils ont dû subir» (cité dans
Petite Histoire des Juifs de Jérôme et Jean Tharaud.)
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Djerrad Amar
Source : www.lequotidien-oran.com