
C'est dans un contexte de célébration du 184e anniversaire de la Moubayaa de l'Emir Abdelkader que le président du Mouvement pour la socité et la paix (MSP), Abderrezak Makri, a animé un meeting populaire, hier, à la maison de la culture de Mascara. Makri s'est adressé aux militants et aux cadres de son parti une heure durant. Il a mis l'accent sur l'adoption du projet de loi de finances 2017 par l'Assemblée populaire nationale (APN). "Ce projet revêt une importance particulière et constitue en même temps un danger à ne pas négliger car il intervient dans une période difficile que traverse le pays. Son adoption traduit la faiblesse de certains parlementaires et un aveu d'impuissance des gouvernants. Cet acte mène le pays vers une glissade dangereuse. Le projet de loi met en évidence l'aggravation de la pauvreté des citoyens et la baisse du pouvoir d'achat ainsi que la dévalorisation du dinar. Il est le reflet de la hausse de la TVA que supportera le citoyen puisque les prix de tous les produits de base seront relevés", a déclaré M. Makri. Pour le président du MSP, "la hausse de la TVA se répercutera automatiquement sur le prix d'achat des produits de première nécessité. Les députés du FLN et du RND qui ont voté cette loi, ne l'ignorent pas. Pour nous, ces parlementaires ne sont pas mandatés par les citoyens pour décider à leur place. D'ailleurs, ils sont parvenus au Parlement par le détournement des urnes. Ils n'ont aucune notion sur le développement du pays. À travers cette adoption, ils ne font qu'enrichir les riches et appauvrir les pauvres". M. Makri a poursuivi son réquisitoire contre le gouvernement en des termes durs : "Si nos gouvernants ont échoué dans la gestion du pays quand le baril de pétrole coûtait 120 dollars, comment peuvent-ils réussir maintenant que le baril est au plus bas prix, avec 45 dollars ' À cette époque marquée par l'opulence du pays, les gestionnaires ne pensaient qu'à s'enrichir et faisaient des promesses non tenues aux citoyens qui leur accordaient leur confiance. Ceux qui ont voté cette loi de finances sont tenus pour responsables quant aux conséquences qui en découleront. Je reste pessimiste et je crains que ces parlementaires, que je qualifie d'inconscients, ne poussent à la provocation qui sera ponctuée par une confrontation entre l'armée et la population." Sur sa lancée, il a dénoncé le projet de l'usine Renault. "Ceux qui ont conclu ce marché croient que les Algériens sont dupes. La Renault Symbol est montée en France. Elle est désossée par le constructeur, mise en pièces détachées dans des conteneurs, acheminée vers le port d'Alger, transportée jusqu'à l'usine puis on procède de nouveau au remontage du véhicule avant sa commercialisation. Et toutes ces opérations sont à la charge de l'Algérie, ce qui explique son prix élevé. En outre, notre pays est interdit par le constructeur d'exporter la Symbol montée dans l'usine implantée en Algérie. Ce n'est pas le cas pour le véhicule monté au Maroc car le royaume a su imposer ses conditions", a-t-il martelé. Il conclut en affichant sa disponibilité à aider à la réussite de la transition de l'après-pétrole. "Notre mouvement est disposé à apporter sa modeste contribution si toutefois il est sollicité, mais à condition que les élections soient transparentes et que les résultats des urnes soient acceptés par l'ensemble des dirigeants des partis politiques."A. B.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Liberté
Source : www.liberte-algerie.com