Au lendemain de la défaite amère concédée à Tadjenanet (1-0) qui fait que la JSK est désormais très mal logée, car plongée dans une position de relégable, le coach kabyle Nourredine Saadi n'arrivait pas à cacher sa déception après un tel revers et surtout à contenir sa colère contre les dirigeants du DRB Tadjenanet et surtout l'arbitre Nabil Boukhalfa, coupable à ses yeux d'avoir faussé le résultat du match DRBT-JSK. Contacté hier chez lui, l'entraîneur de la JSK était encore dans tous ses états. "C'est quand même grave qu'en 2018 l'on assiste à de telles mascarades sur les stades d'Algérie, car je persiste et je signe en affirmant que ce match important pour deux équipes menacées de relégation a fait l'objet de graves dépassements antisportifs", dira Saadi, qui a tenu à préciser que la délégation de la JSK a fait l'objet d'insultes, de menaces et de graves intimidations à l'arrivée au stade de Tadjenanet. "C'est quand même scandaleux que de telles pratiques extrasportives soient devenues monnaie courante dans nos stades, surtout lors de la phase retour où les matchs ont une certaine importance pour le podium et surtout pour la lutte contre la relégation. Personnellement, j'étais scandalisé par l'attitude honteuse de l'arbitre du match Nabil Boukhalfa qui a été à peu près correct durant la première mi-temps, mais qui a été malhonnête en seconde mi-temps où il a avantagé, au vu et au su de tout le monde, l'équipe locale du fait qu'il a été gravement menacé à la mi-temps dans son propre vestiaire", dira encore le coach kabyle. "Comment expliquer que, pour reprendre le jeu après la pause, cet arbitre a donné le coup de sifflet habituel pour appeler les deux équipes à rejoindre le terrain, mais lui a mis beaucoup de temps pour regagner le terrain du fait qu'il a fait l'objet de graves menaces dans son vestiaire, et c'est ce qui fait qu'il a accordé le but de Tadjenanet, juste après la pause, sur une faute évidente d'un attaquant local sur notre défenseur dans la surface de réparation et, quelques minutes après, il a fermé honteusement les yeux sur un penalty flagrant au profit de Djabout qui a été crocheté violemment à l'intérieur de la surface de réparation, et les images de la télévision sont là pour prouver que la JSK a été volée à Tadjenanet", enchaînera Saadi, même s'il reconnaît que son équipe n'a pas fait un grand match dans des conditions de jeu marquées par une grande tension, de l'antijeu et une certaine animosité sur le terrain et au niveau de la main courante. "C'est vrai que ce n'est pas facile de jouer au foot dans de telles conditions, mais je n'ai pas compris l'attitude scandaleuse de l'arbitre Boukhalfa qui a pris peur face à la grosse pression des locaux, alors que le match était pourtant télévisé en direct", clamera Saadi, alors que les dirigeants de la JSK comptent saisir la LFP et la FAF sur les agissements de ce referee qui n'est pas à sa première affaire avec la JSK, puisqu'il a été suspendu en février 2016 après son arbitrage scandaleux lors du match USMA-JSK au stade Omar-Hamadi de Bologhine où il avait accordé un but litigieux sur une grave faute de main de l'ex-attaquant algérois Nadji.Enfin, pour ce qui est de l'avenir inquiétant de la JSK en Ligue 1, Saadi estime que "la situation est critique mais ce n'est pas le moment de baisser les bras, car il reste bien dix matchs à jouer et il va falloir négocier toutes les rencontres à venir comme de véritables matchs de coupe".
Mohamed HAOUCHINE
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed Haouchine
Source : www.liberte-algerie.com