Pourquoi le RCD a participé, avec des ministres, à un gouvernement, et avec des députés à une législature de l'APN.
Pourquoi a-t-il participé aux élections législatives de 2007 alors qu'il y avait des fraudes ' Pourquoi aujourd'hui ce boycott ' Que signifie-t-il ' La dégradation de la situation nationale, la nature du pouvoir suffisent-elles à le justifier ' Ce sont là des questions posées par les journalistes vendredi.
«En 2007, on n'avait pas le choix, la seule possibilité qui s'offrait à nous était d'utiliser l'APN, mais en 2012, compte tenu des bouleversements régionaux et nationaux, ces derniers étant marqués par une contestation sociale exacerbée, par un fossé entre les citoyens et les dirigeants qui s'est approfondi, nous avons conclu qu'il était impossible de cautionner cette mascarade dont le but est la préservation du système», ont fait valoir les responsables du RCD. Et de signaler, à l'appui, que «4 millions d'électeurs de plus ont été enregistrés en trois ans, ce qui, d'un point de vue démographique, est impossible à atteindre». Et aussi que le RCD a été le seul groupe parlementaire à avoir voté à l'APN contre la révision de la Constitution en 2008.
Enseignements d'un mandat
«La première mesure que j'ai prise a été de recruter un attaché parlementaire», commence par dire l'ancien député RCD de la zone 1, Rafik Hassani, en dressant un bilan de son mandat. Puis de signaler qu'il a eu à traiter des demandes de ressortissants, nombreuses et diversifiées, la plupart étant relatives à des problèmes de retraite, de rapatriement de dépouilles, d'état civil, d'anciens de la Fédération de France du FLN pour leur dossier de moudjahidine. «Les problèmes sont complexes à régler, alors que la réglementation existe.» «J'ai eu souvent à intervenir pour des régularisations de 'sans-papiers' en faisant des courriers aux préfets.» Au niveau institutionnel, «j'ai essayé de soulever les problèmes qui touchent notre émigration, sans grand succès. J'ai, par contre, obtenu un résultat en interpellant le Premier ministre, Abdelaziz Belkhadem, pour l'allègement du coût des papiers administratifs consulaires. J'ai été, semble-t-il, écouté».
Sur la question de l'ouverture de l'espace aérien aux compagnies low coast, l'ancien député indique qu'il a interpellé le ministre en charge du dossier, en vain. Quant à la question du coût des billets d'avion, elle relève des compagnies aériennes. Dans les consulats, Rafik Hassani reconnaît avoir souvent trouvé des interlocuteurs attentifs. Par contre, il signale que le secrétaire d'Etat en charge de la communauté nationale ne l'a jamais reçu, bien qu'il en ait fait la demande. Enfin, au regard de l'actualité française marquée par l'élection présidentielle, le secrétaire aux relations extérieures du RCD invite les concitoyens binationaux à voter pour le deuxième tour, et attire leur attention sur «le bon choix à faire le 6 mai prochain».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : N B
Source : www.elwatan.com