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Protestation de trois douars contre l'implantation de carrières d'agrégats



Protestation de trois douars contre l'implantation de carrières d'agrégats
Des facilitations curieuses, sans se préoccuper des effets néfastes sur les normes environnementales et sur la santé publique des riverains, deviennent monnaie courante ces dernières années dans la wilaya de Mascara, où aucune critique n'est permise. Au niveau des directions concernées, on préfère faire la sourde oreille.Les enquêtes dites de «commodo ?incommodo», exigées par les directions concernées, et autres collectivités, ne sont plus respectées. On parle de «poids puissant des lobbies», où l'argent demeure l'éden des favorisés de l'Etat providence. «Ils ont le pouvoir de faire la pluie et le beau temps à Mascara», aime-t-on à commenter dans les cafés maures de la ville de l'Emir Abdelkader. On parle même de «dispositions prises par des fonctionnaires intouchables, chichement rémunérés pour offrir des concessions à des individus, et sans qu'il y ait, au préalable, de mesures de correction». Et cela concernant, bien entendu, les carrières d'agrégats. Au vu des facteurs de gravité et de probabilité quant au danger induit par des projets de ce type à «ces nouveaux riches», l'on est face à de gros problèmes qui touchent directement les citoyens. Les lois de la République en toute impunité. La daïra de Tizi, dépendant de la wilaya de Mascara, et distante d'une quinzaine de kilomètres du chef-lieu, est confronté à ce problème. En effet, des milliers de riverains de ces carrières d'agrégats de «la mort», vivent le calvaire de la poussière, des fracas dus à des détonations, qui sont ressentis jusqu'à la ville de Mascara. On aura tout compris. Spécialement dans la daïra de Tizi, où la course à l'exploitation effrénée des carrières d'agrégats, se fait sans le respect d'aucune norme environnementale. Ou de santé publique. Les quantités des explosifs utilisés lors de l'extraction de la matière première, sont très élevées. La force des déflagrations, qui se fait sentir à des kilomètres, continue de causer des fissures, au niveau de la plupart des habitations de la commune de Tizi. Ajoutons à cela, le bruit assourdissant de ces terribles fracas. Lors des explosions, surtout en été, la pollution atmosphérique gagne du terrain. Des tonnes de poussière, atteignant des kilomètres, se dégagent de ces sites d'extractions, étouffant toute la commune et ses environs. En effet, lors de la journée de protestation des habitants des trois douars ciblés par ce projet, plus exactement en date du 28 décembre de l'année écoulée, pour dénoncer, devant le siège de la daïra, «tous les maux subis», certaines directions «conernées» n'ont pas trouvé mieux que d'émettre des «griffonnages» pour faire état d'un «accord de principe avec la population». Et ce, pour que ces directions, mises a l'index, ne soient pas inquiétées. La lettre ouverte transmise au wali, dont une copie a été remise notre rédaction, fait état de «graves dérapages», du fait qu'en date du 14 décembre 2016, lors d'une réunion tenue au siege de la daïra de Tizi entre le secrétaire général et les divers directeurs d'exécutifs concernés, un procès-verbal, sous le numéro-7240/2016, daté du 18/12/2016. Ce document a été transmis au wali pour approbation. Car il était question de trouver une solution a ce problème. Malheureusement, malgré une fin de non-recevoir du dossier, et un refus catégorique d'installer une carrière, de la part la direction de l'agriculture dûment mentionné sur le procès-verbal, la carrière d'agrégat sera «ouverte». Et cela, malgré aussi la sortie des enquêteurs sur le terrain en date du 17/08/2014; et le tout, ficela dans la correspondance portant numéro 9085 du 21/12/2016. La direction de l'Industrie et des Mines de la wilaya de Mascara, a donné quitus, autrement dit un avis favorable, «sur un plateau d'argent», a la société Irrigout'(SPA), implantée au chef- lieu de la wilaya. Dans le même contexte, la direction des Dmaines, dans son rapport de constatation daté du 15/12/2016, faisant état de la localisation de la terre convoitée par ladite société par actions, relève le fait que le «Bien est d'origine inconnue». Et cela, comme signalé par le document, portant numéro 700, classe 29, folio 20. Donc «un bien de l'Etat», en attendant la finalisation de l'enquête. Alors qu'il est question «de recours» introduits par des personnes se déclarant «héritiers légitimes» de ce terrain.
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