Après la poursuite judiciaire concernant deux syndicalistes, le Conseil des enseignants des lycées d'Algérie (Cela) dénonce le comportement inadmissible des directeurs de l'éducation de Mascara et Ghardaïa et appelle la tutelle à ouvrir une enquête.Dans un communiqué transmis à notre rédaction, le Cela accuse la tutelle de ne pas respecter les libertés syndicales assurées par la constitution. «Au moment où le premier ministre, Ahmed Ouyahia, et la ministre de l'Education nationale, Nouria Benghabrit, parlent de la liberté syndicale et assurent que les portes du dialogue sont toujours ouvertes, deux syndicalistes du Cela ont été poursuivis en justice par les directions de l'Education», lit-on dans le document. A cet effet, le syndicat explique que la première affaire concerne un syndicaliste membre du bureau national du Cela au niveau de la wilaya de Mascara. Il a été accusé de s'être bagarré avec les agents de sécurité de la direction de l'Education de la région. «Employant des propos discriminatoires, ces agents de sécurité ont interdit au syndicaliste qui était accompagné d'un autre, l'accès à la direction», indique le communiqué. Et d'ajouter : «Il était là pour régler des affaires relevant du syndicat». S'agissant de la deuxième affaire, le Cela signale que c'est le wali, le parquet, ainsi que la directrice du lycée de Ghardaïa qui ont déposé plainte contre le secrétaire de wilaya du syndicat, qui a dénoncé la triche. «Il avait demandé d'ouvrir une enquête contre une triche signalée lors des examens dans le lycée, ainsi que plusieurs dépassements au niveau de la direction de l'Education». Dans ce sens, le Cela dénonce le comportement de ces directions qui ne favorise pas le dialogue entre les deux parties. A cet effet, il appelle, d'une part, la tutelle à ouvrir une enquête dans ces deux wilayas pour connaître la réalité des faits, et d'autre part, les hautes autorités pour préserver les droits syndicaux. En outre, le syndicat appelle ses militants à être prêts à faire face à toutes les attaques qui touchent à la liberté syndicale. Par ailleurs, cet appel a été lancé au moment où l'intersyndicale de l'éducation décide de boycotter la réunion de concertation portant sur le dossier de statut particulier des travailleurs du secteur. Les six syndicats du secteur, à savoir le Cela, Cnapeste, Satef, Snapest, Snte, Unpef, rappelons-le, n'ont pas répondu présents à la réunion de lundi passé et qui a porté sur la gestion des ?uvres sociales. Ces derniers ont été tous unanimes pour dire que le ministère de l'Education veut, à travers ces invitations, gagner du temps et retarder le mouvement de grève annoncé pour ce mois de février. Il y a lieu de rappeler aussi que l'intersyndicale a fixé à la ministre un ultimatum au 13 février pour obtenir des réponses précises et écrites sur les revendications. Dans le cas contraire, les syndicats prévoient une nouvelle action de protestation dans les prochains jours. Par ailleurs, le dossier du statut particulier est confié à une commission intersectorielle composée des représentants du ministre du Travail, l'Education, les Finances et la Fonction publique. Quant au dossier des ?uvres sociales, le mode de gestion actuel est maintenu, en attendant l'organisation d'une consultation nationale ouverte à tous les syndicats du secteur.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Radia Choubane
Source : www.letempsdz.com