
A partir de ce mois de mars, un nouveau permis de conduire remplacera graduellement l'ancien, selon Amar Ghoul, ministre des Transports, qui l'avait annoncé à maintes reprises et particulièrement lors de la présentation des conclusions des Assises nationales sur le transport tenues en décembre dernier.Ce permis de conduire sortira de l'imprimerie officielle et sera non seulement infalsifiable, mais répondra en plus aux normes internationales. Il se veut aussi un moyen de réduire le nombre effarant d'accidents de la circulation routière. Est-ce à dire que le permis à points n'est plus d'actualité ' Officiellement non, «il est juste gelé», précise Aoudia Ahmed Zinedine, président de la Fédération nationale des auto-écoles.Même son de cloche du côté de Mohamed Lazouni, commissaire de police à la retraite et «Monsieur sécurité routière» en Algérie. Pour lui, «c'est une mascarade en l'absence d'un réseau informatique national qui mettra en liaison la justice, la police, la gendarmerie et la wilaya, et surtout en l'absence d'un fichier national du permis de conduire. Si on l'applique de cette manière, on continuera à tourner en rond». Et d'ajouter : «Cette procédure doit être en elle-même une pédagogie, puisqu'elle responsabilise le conducteur et l'incite à gérer parcimonieusement son capital points.»Yaddadene Mohamed, manager, spécialiste du monde de l'automobile, avait qualifié le permis à points, tel qu'envisagé par les pouvoirs publics, de «flop». «On est loin de tout pour gérer le permis à points : ni culture ni état d'esprit. J'estime que le système n'a pas été préparé avec les moyens nécessaires au niveau des structures concernées. Oui, c'est un projet important, qui a besoin de tous ses atouts pour aboutir. Il doit être compris par tout le monde, y compris ceux qui vont gérer techniquement et ceux qui appliqueront les sanctions.»Son introduction en Algérie vise à amener les automobilistes à respecter le code de la route et les consignes de sécurité. Il faut souligner que près de 4000 personnes décèdent chaque année dans des accidents de la route, qui font perdre à l'Algérie plus de 100 milliards de dinars par an, a indiqué le ministre des Transports. Pour endiguer ce phénomène qualifié de «catastrophique et tragique», le ministre a annoncé que son département allait présenter au gouvernement «un plan national de la sécurité routière» dans le cadre des recommandations des Assises nationales des transports.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kamel Benelkadi
Source : www.elwatan.com