Mascara - A la une

"Pas de dialogue avec le pouvoir en place"



"Tant que nos revendications ne sont pas satisfaites dans leur totalité, nous investirons la rue chaque vendredi. Au lieu de modérer notre ardeur, le silence observé par les gouvernants considérés comme illégitimes et leur refus de céder leur poste ne font que nous motiver pour la poursuite de la lutte jusqu'à la victoire totale." Telle est en substance la position des gens du hirak, notamment ceux de la wilaya de Mascara. En effet, ils étaient des milliers à investir la rue en ce 24e vendredi pour manifester contre l'attitude adoptée jusque-là par le président par intérim, Bensalah, le chef du gouvernement, Bedoui, et les hommes qu'il a désignés pour, disent-ils, "cacher la mascarade du clan Bouteflika". Dans le même contexte, les manifestants réitèrent leur rejet de toutes les initiatives visant à établir le dialogue entre la société civile et les responsables en place, au motif que ces derniers tentent tout afin de rester confortablement installés dans leurs fauteuils. Les marcheurs réclament un changement radical du régime en place, désigné comme étant à l'origine de la crise politique que traverse le pays. Ils tiennent à dénoncer les agissements des membres de l'actuel gouvernement et réclament un élargissement approprié du panel pour que toutes les couches de la société civile soit représentées : "Il faut que chaque Algérien se retrouve dans cette partie appelée à dialoguer, une initiative qui ne sera entamée que suite au départ de toute la bande", estime un jeune marcheur. Son opinion recueille l'adhésion d'une grande partie des manifestants. L'emblème national à la main ou noué autour de la taille, des casquettes sur la tête et des écharpes autour du cou, les manifestants, en brandissant des banderoles ou des pancartes et en scandant des slogans hostiles à Bensalah, Bedoui et même Gaïd Salah ­? qui n'a pas été épargné par les critiques ? ont, encore une fois, marché le long des principales artères de la ville. Les manifestants estiment que la guerre est déclarée entre le hirak, Gaïd Salah et les gens de la mafia qui ne veulent pas abdiquer. Selon eux seul un coup de force peut en venir à bout, une interprétation qui constitue une menace à peine voilée des manifestations.
A. B.
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