Mascara - Revue de Presse

Mascara - Procès de l’agence BEA Sig



Une lettre du chef d’agence décédé accable ses cadres Le long procès continue au gré des rebondissements, des révélations, des contradictions, des confrontations, et rares ont été les mis en cause qui ont reconnu leur responsabilité dans les préjudices en cascades subis par l’agence BEA de Sig. Chaque accusé s’est ainsi bar-ricadé derrière «l’ignorance des faits» ou fait endosser les actes délictuels à l’autre. Et le plus scandaleux c’est quand les accusés ont rejeté les accusations sur celui qui était, jadis, leur bien-aimé directeur, dont la mort a dû leur procurer une réjouissance des plus sordide. A force de passer en revue et au cas par cas, les techniques usitées par les mis en cause pour se disculper, différentes les uns des autres selon la maturité de la malice et le professionnalisme dans le détournement et la magouille, on se rend compte que leur comportement avait un dénominateur commun : traire le plus possible la vache représentée par l’agence BEA de Sig. Les employés qui étaient censés la préserver des esprits du mal, l’ont ainsi transformée en self-service accessible à tous ceux qui voulaient s’enrichir et s’acheter un statut dans la société. Et, comme par enchantement, la BEA de Sig est devenue l’Eden, attirant de partout businessmen et autres maffieux.D’une manière générale, les principaux délits caractérisés par des chèques sans provisions, ont amené le président de la cour de justice à poser des questions classiques aux tireurs, notamment s’ils avaient conscience des provisions en dépôt dans leurs comptes. La majorité des mis en cause sont devenus bizarrement amnésiques, laissant ainsi entendre n’en rien savoir, ou prétendant que leurs comptes étaient approvisionnés au moment des faits. Hier, les derniers dossiers de chèques sans provisions traités par la cour de Mascara, ont fait état de sommes moins importantes que celles traitées auparavant, et dont la plupart ont été remboursées, sans pour autant que cela disculpe leurs auteurs des délits dont ils sont respectivement accusés, d’autant que, eux aussi, ont disposé de complicités dans l’agence BEA Sig. Ainsi, B.M. a encaissé 2 chèques de 500 millions de centimes escomptés de la BCIA, du compte de B.A. dont il avait procuration, et qui est détenu pour les avoir signés. La somme a été remboursée. B.L. a émis 2 chèques d’une banque d’Alger et portant la somme globale de 65.000 DA, montant qui, cependant, n’a pu être prélevé de son compte qui était pourtant approvisionné. Les chèques ont été trouvés dans les tiroirs fouillés par la commission d’enquête. B.B. est poursuivi pour chèque sans provisions de 10 millions de centimes, malgré le remboursement de la somme. M.K. a bénéficié de 320 millions de cts grâce, lui aussi, à des chèques sans provisions. La somme a été remboursée, mais dans les fameux tiroirs des bureaux des quatre cadres inculpés, la commission d’enquête avait trouvé 4 autres chèques signés à blanc par le mis en cause. B. a tiré 300 millions de cts avec 2 chèques sans provisions signés par A., fruit, semble-t-il, de la vente d’un véhicule. La somme a été remboursée. Le traitement des dossiers de chèques sans provisions a été achevé hier. Cependant, avant de passer au réquisitoire du procureur général et aux plaidoiries des avocats, le président a fait lire par l’un de ses assesseurs une déclaration écrite par le directeur défunt de l’agence BEA de Sig, quand l’affaire était en instruction. Celle-ci stipule clairement que le chef de service des engagements, le dénommé B. est responsable de tout ce qui est arrivé, que K.M., chargé des études, assurait les contrôles, et que les deux autres chefs de service, L.M. et B.M., l’avaient mis sur la touche avant de s’emparer de son pouvoir de décision.
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