Manque de médecins spécialistes, pénurie de médicaments, de fauteuils et de radios, scanners inopérants, absence de produits anesthésiants sont autant de points répertoriés.De tous les secteurs d'activité, celui de la santé est l'indice le plus révélateur du système de développement d'une wilaya, car c'est autour de lui que gravitent toutes les sollicitations. En effet, le secteur de la santé reflète l'état de la situation de toutes les autres institutions qui se complètent et s'opposent à la fois. Et, dans ce contexte, force est de relever les nombreuses lacunes signalées en premier lieu par les citoyens et en second lieu par les rapporteurs des différentes commissions instituées pour enquêter sur le fonctionnement d'un établissement sanitaire.
Ces conclusions font mention d'un manque flagrant de médecins spécialistes, de la pénurie de médicaments, de fauteuils et de radios, de scanners inopérants ainsi que de l'absence de produits anesthésiants. Le comble est le fait que des malades sont recommandés ou orientés vers des cliniques privées par des médecins exerçant au niveau des établissements publics sous prétexte qu'ils vont bénéficier de meilleures conditions et de moyens appropriés. Toutes ces défaillances constituent une entrave au bon fonctionnement de ces institutions étatiques. Presque tous les patients qui se sont présentés dans l'un des établissements sanitaires de la wilaya pour une consultation, une prise en charge ou pour y subir un soin sont unanimes à reconnaître que les prestations de services administrées par les agents du corps médical sont loin d'être satisfaisantes, caractérisées par le manque de produits ou d'outils appropriés. Dans certains centres, pour une injection, les patients sont contraints d'acheter les seringues auprès de l'épicier installé juste en face.
Les mêmes critiques mettent en évidence le détournement de la vocation des ambulances utilisées beaucoup plus pour le transport du personnel médical que pour les évacuations des malades. Tous ces aspects négatifs mettent en exergue une situation bien souvent dénoncée, qui perdure et qui ne trouve pas de solution.
Si le même constat d'un tableau sombre est établi pour presque l'ensemble des établissements sanitaires des cités urbaines, la situation est plus dramatique au niveau des centres sanitaires implantés en zones rurales. Les établissements de santé publique qui avaient cessé de fonctionner en l'absence des mesures de sécurité au cours de la décennie noire, dont certains sont tombés en ruine, ne fonctionnent plus et les habitants exhortés à regagner les douars trouvent en cette situation un motif à leur refus. Les rares téméraires éprouvent les pires difficultés à faire évacuer leurs malades vers les établissements les plus proches. D'autres centres sont abandonnés, faute de personnel, notamment les médecins.
A. B.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A B
Source : www.liberte-algerie.com