Presque chaque année et à intervalles réguliers, le parc du secteur de la santé s'enrichit avec la réalisation de nouvelles structures dans la wilaya de Mascara. Mais, si sur le plan infrastructurel le secteur sanitaire est largement implanté sur le territoire, la qualité des services ne répond pas aux aspirations des populations. En outre certains responsables exerçant au niveau de la tutelle n'hésitent pas à réfléchir différemment des patients, partant du principe que "le citoyen doit contribuer à la construction des hôpitaux au même titre que pour les mosquées.Les musulmans sont censés apporter leur contribution quant à la construction et l'équipement de nouvelles mosquées. Pourtant les lieux de culte sont en nombre largement suffisant pour accueillir les fidèles lesquels peuvent pratiquer leur foi dans n'importe quel endroit. Ce n'est pas le cas pour les hôpitaux puisque les patients, une fois admis, ont besoin de lits, de médecins, d'infirmiers et de médicaments".
Signe du peu d'intérêt accordé à ce secteur reste le site ciblé par les membres de la commission du choix du terrain ayant servi d'assiette à la construction de l'hôpital de Ghriss, lequel s'est avéré inondable comme l'atteste le volume des dégâts occasionnés la saison dernière suite aux chutes de pluie qui se sont abattues sur la région.
La wilaya de Mascara a enregistré la réalisation de plusieurs établissements hospitaliers implantés à Mascara, Tighennif, Mohammadia, Sig, Bouhanifia, Oued-El-Abtal et Zahana. Néanmoins, aucune de ces structures n'a été livrée dans les délais impartis puisque tous les travaux ont accusé des retards ainsi que des malfaçons. Outre ces établissements, des centres de santé ou des salles de soins sont opérationnels au niveau de toutes les communes mais caractérisés par le manque ou l'absence de médecins ou agents paramédicaux.
Si la généralisation des soins à domicile pour les pathologies lourdes est préconisée par les responsables du secteur, il n'en est rien en pratique tout comme la qualité des soins prodigués aux patients qui est décriée même si en théorie seulement la couverture sanitaire est assurée à 80% au niveau de la wilaya de Mascara à qui l'inscription d'un CAC a été refusée au motif que les malades de la wilaya de Mascara seront pris en charge par les CAC de Tlemcen, Sidi Bel-Abbès et Oran en matière de chimiothérapie et radiothérapie.
Les patients dénoncent les man?uvres liées au recours du bricolage dans le secteur de la santé s'agissant de prendre en charge les malades car il y va de son traitement en milieu hospitalier.
L'exécution et les orientations à caractère scientifique et médical doivent être prises au sérieux par les responsables au niveau des structures sanitaires parce que le respect des malades fait partie intégrante de leurs missions. 90% des malades, qui se présentent au niveau des établissements hospitaliers et dont l'état de santé nécessite une radio ou une échographie, sont orientés vers le privé en dépit de la disponibilité de ces outils, des refus motivés par leur pannes.
A. B.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A B
Source : www.liberte-algerie.com