
La visite d'inspection et de travail du ministre des Ressources en eau, Necib Hocine, a vu sa feuille de route dans la journée, du 22 octobre , du mois en cours, a des visites de sites dans un premier graphique à l'exposition de l'étude de transfert des eaux pour l'AEP des communes de Aïn Ferrah, Oued El-Abtal et Sidi Abdeldjebbar à partir du barrage d'oued Taht, qui a vu des retards imprécis et autres syncopes bureaucratiques à l'algérienne.Les stations d'épuration et autres stations de lagunages, qui ont été, rappelons-le, les plus inspectées par d'anciens ministres de ce même secteur, se sont vu en fin de compte exclus des divers conceptions des responsables, et ce, sans apporter les garanties aux populations, des promesses, qui d'ailleurs, demeurent non honorées, voire même contournées au cours de cette visite. Le plus important, dans cette région profonde de l'Algérie qui a le plus besoin, et demeure malheureusement «le parent pauvre» sont : les anciens barrages qui persistent dans des envasements extraordinaires surnagent dans le compartiment de l'oubli et l'aberration des autorités centrales. Les débouchés entamés pour solutionner la question de l'eau dans la wilaya de Mascara n'ont pas eu les résultats escomptés par les fellahs où les motifs listés depuis trois décennies ne sont pas totalement levés et rendent hypothétique toute tentative pour régler cette contrainte. Les séquelles s'allongent, et ce, malgré les promesses, encore une fois, non tenues des ministres qui ont foulé cette institution. La question qui se pose dans toute son ampleur reste notamment dans la réalisation des ressources hydriques, l'aménagement des espaces d'irrigation, de la réalisation et la gestion des ouvrages et de la disponibilité de la ressource ainsi de l'utilisation de la ressource qui ne profite pas aux contraintes de l'agriculture, et non moindre la capacité engagée alimente en priorité AEP, le barrage de Ouizert. Le volume de mobilisation connaît une capacité à la baisse du fait du taux enlisement avancé enregistré à l'exemple du barrage Fergoug (ou du moins ce qui reste) dont la capacité dominant qui était de l'ordre de 17 millions /m3 a périclité dans l'écart dangereux des 400 000/m3, soit un taux d'envasement de 100 %. Une force de proposition constructive et une politique participative dans la réalisation et la gestion des ouvrages des différents barrages ont été dans ce contexte entortillées via des décisions politiques découlant de certains sphères au pouvoir qui ont pignon sur la table des verdicts des projets durables. Le report et les retards inexpliqués des différents ouvrages programmés concernant le dévasement des barrages les plus affectées se trouvant sur le territoire de la wilaya et surtout la prise en charge de la plaine de Ghriss à partir du barrage Ouizert qui aurait pu atténuer la pression et aider à la préservation de la nappe phréatique qui a été complètement affectée par les fonçages et forages illicites, et dont le nombre de ces fosses ont été estimés dans la fourchette de plus de 1 000 puits disséminés dans la seule daïra de Ghriss. Le barrage de Ouizert implanté dans la daïra de Ain-Fekan à lui seul a été conçu pour contenir 120 000 000 m3 mais les capacités réelles stockées ne dépassent guère les 45 000 000 m3. La même conclusion est tirée en ce qui concerne les barrages de Sidi-Bouhanifia et Chorfa avec des écarts considérables entre les capacités de stockage et les ressources réelles emmagasinés. Le retard enregistré dans les opérations de transfert du fameux projet «MAO», a fait en sorte que les agriculteurs subissent les aléas de ces contrecoups et non encore possibilité d'intervenir dans la prise en décision des affectations des dotations, de programmations et d'initiation de projets vu le manque de sérieux des responsables au niveau central. On parle dans ce contexte des malfaçons et autres bricolages dans ce projet du siècle, qui a été entaché de beaucoup de médiocrités dans la pose et distribution pour la wilaya de Mascara. Idem pour la canalisation de la station de dessalement qui a vu les mêmes effronteries dans sa trajectoire vers la wilaya de Mascara. Cette exposition des faits s'est glosée par l'éloignement où plutôt la disparition totale ou partielle de certaines cultures, la régression des superficies irriguées et des difficultés a préserver le potentiel productif au niveau des plaines de la Habra et Sig et l'exploitation rationnelle des terres des plaines intérieurs de Ghriss-Tighennif et les effets négatifs qui en découlent sur le territoire productif de la wilaya. La question centrale aujourd'hui est de savoir si le dispositif constitué à mobiliser s'avère impérative dans le développement de l'agriculture, notamment : l'épuration des eaux usées et leur recyclage, construction des retenues collinaires et de diguettes, aménagement de la plaine de Ghriss via une irrigation du barrage Ouizert, et enfin la répartition équitable de la ressource entre les différents wilayas. Face à cette situation alarmante, il est nécessaire de trouver un moyen pour préserver cette wilaya qui était à vocation agricole et dont les promesses non tenues de plusieurs ministres l'a reléguée au second plan des listes d'attentes qui s'immortalise. Cette panoplie n'aura d'effets positifs que si elle est suivie par une révision globale de la répartition et de l'occupation des sols. La nouvelle conception de la croissance agricole dans notre wilaya devrait s'articuler autour de la reconstitution et de la reconversion des différentes prévisions au niveau des différentes zones selon les dispositions et leurs rangements. Au delà des déclarations politiques dans les différentes visites officielles des décideurs, en effet très éloigné de son fonctionnement officiel, on peut discourer d'un ensemble systématique de dysfonctionnements, qui sert de terreau aux pratiques déloyales et autres promesses aux allures sans manières. En attendant mieux, la visite du ministre des Ressources en eau se classe ou plutôt s'apparente à une simple formalité de routine, et ce, en attendant des solutions tangibles dans une région à vocation agricole.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Manseur Si Mohamed
Source : www.lnr-dz.com