Telle une traînée de poudre, la nouvelle relative à la démolition de l'Ecole d'aviation de Ghriss s'est répandue à travers toutes les communes de la région et même au-delà, suscitant colère et indignation d'un côté, soulagement et satisfaction de l'autre.
En effet, en ce début de semaine, les employés de la commune de Ghriss ont mis à exécution la décision prise par le P/APC de cette commune portant démantèlement des structures métalliques, notamment des hangars servant d'abri aux avions et des chalets pour abriter l'Ecole de formation des pilotes. Installées dans le périmètre sécurisé de l'aéroport de Ghriss, ces constructions étaient qualifiés d'illicites car n'étant pas accompagnées d'un permis de construire. Cette opération s'est déroulée en présence d'un huissier de justice qui a établi un inventaire de tout le matériel. La genèse de l'affaire remonte à l'année 2011 quand un Algérien, K. A., originaire de la wilaya de Boumerdès et résidant en Hollande, a manifesté sa volonté de construire dans la wilaya de Mascara une école d'aviation civile. Bénéficiant d'une décision de concession, dans le cadre de la loi, pour un terrain de 12 000 m2 situé dans l'enceinte de l'aéroport de Ghriss, l'investisseur a eu un capital important pour la réalisation de son projet intitulé Algérian aviation academy.
Pour l'administration, et en application de la règlementation en vigueur, l'investisseur n'a pas respecté les clauses du marché, par la réalisation de structures adéquates, s'étant contenté d'ériger des baraques qui ne correspondent nullement aux normes prescrites dans ses engagements. Se sentant lésé, l'investisseur a saisi en référé le tribunal de Ghriss qui l'a débouté, et les structures ont été démontées et entreposées dans le parc de la commune de Ghriss où l'investisseur peut à tout moment les récupérer.
En seconde instance, le promoteur a de nouveau saisi la justice pour le remboursement des frais engagés. Pour les autorités de la wilaya, le promoteur s'était engagé à réaliser son projet d'académie selon les normes et non par le montage de chalets et de hangars.
Cette décision est intervenue en dernière instance, et ce, après avoir épuisé toutes les voies et recours possibles pour trouver un terrain d'entente avec le promoteur.
A. B.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Correspondants
Source : www.liberte-algerie.com